Un premier album à 17 ans

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À 17 ans à peine, le Drummondvillois Aleksandar Domuz vient de lancer A Step into Eternity, un album qu'il a financé à l'aide de ses petites économies.

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) À 17 ans à peine, le Drummondvillois Aleksandar Domuz vient de lancer A Step into Eternity, un album qu'il a financé à l'aide de ses petites économies.

Pendant que ces semblables jouaient et faisaient la fête, le jeune homme originaire de la Croatie, convaincu de son talent pour la musique, s'équipait, se renseignait et améliorait son art, dans le but d'enregistrer un premier opus.

« Plusieurs de mes amis ont choisi de faire des spectacles et de participer à des concours, mais ça ne me convenait pas. Je suis d'abord un créateur avant d'être un interprète », estime-t-il.

Au fil des ans, le jeune artiste

a acheté pièce par pièce les équipements nécessaires à l'aménagement de son studio d'enregistrement. Il a isolé une pièce de la maison familiale afin d'en parfaire l'acoustique. Il évalue à environ 2000 $ la somme investie. Il a également obtenu les judicieux conseils des enseignants de musique du Collège Saint-Bernard, qu'il fréquente, et du Cégep de Drummondville.

« Sérieusement, Drummondville, c'est l'endroit rêvé pour faire de la musique : il y a tellement de ressources et de musiciens! C'est facile d'obtenir de l'aide et de jaser de ses passions », témoigne-t-il.

Depuis mars 2015 que le jeune Domuz écrit les paroles, crée les mélodies, enregistre, compile et modifie afin d'obtenir le résultat souhaité. A Step into Eternity est un album de neuf pistes totalisant 53 minutes. Comme son titre le suggère, il est entièrement en anglais, même si l'auteur sait pertinemment que la langue sera un obstacle au succès radiophonique.

« Il m'arrive d'écrire en français et je n'écarte pas la possibilité d'enregistrer un jour des chansons en français, mais j'ai plus de facilité à me laisser inspirer par l'anglais. C'est ma langue de création », signifie-t-il.

Pink Floyd et Radiohead

Pour écrire les textes, Aleksandar Dormuz s'est inspiré de ses années d'adolescence, des émotions fortes qu'il a vécues, de ses joies, ses tristesses, ses amours. Musicalement, il s'est laissé influencer par les oeuvres alternatives et progressives de Pink Floyd et Radiohead, deux des groupes qu'il adule.

S'il a déjà lui-même fait partie de formations musicales, le jeune Drummondvillois a choisi de faire cavalier seul cette fois-ci. Il a lui-même enregistré tous les instruments que l'on retrouve sur l'album.

« Ça ne s'est pas fait sans travail. J'ai beaucoup répété pour obtenir ce que je voulais. Je maîtrise maintenant bien les instruments nécessaires à l'enregistrement. Je préfère travailler seul, j'ai moins l'impression de perdre mon temps. Je suis plus efficace », dit-il.

Aleksandar Domuz est un premier de classe : il a obtenu des notes supérieures à 90 pour cent dans une majorité de ses cours. Il n'a donc pas eu trop de difficultés à être accepté en musique au Cégep de Drummondville.

Il doit sa passion pour la musique à ses parents qui lui ont fait découvrir Elvis Presley alors qu'il était encore enfant. « Je voyais ma mère chanter et danser sur les rythmes d'Elvis et je me suis dit que je voulais être le King à mon tour », raconte-t-il.

Maintenant que son album est lancé, Aleksandar Domuz a l'intention d'accentuer sa présence sur les réseaux sociaux afin de faire connaître son art. Il tentera également de décrocher quelques contrats de spectacles.

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