Le pouls de la planète sur grand écran

La programmation du Festival Cinéma du monde de... (Spectre Média, André Vuillemin)

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La programmation du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke a été lancée mercredi par Daniel Hurtubise, cofondateur de l'événement et président de la Maison du cinéma, Catherine Viau, directrice de la programmation et vice-présidente du Groupe Via le monde, ainsi que Malika Bajjaje, cofondatrice et directrice générale de l'événement.

Spectre Média, André Vuillemin

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<p>Denis Dufresne</p>
Denis Dufresne
La Tribune

(SHERBROOKE) La troisième édition du Festival Cinéma du monde de Sherbrooke, du 5 au 10 avril, offre une programmation très éclectique et un « véritable instantané de l'émotion de la planète », comme le disent les organisateurs, avec 90 films provenant de 50 pays et des thèmes très actuels : exil, guerre, féminisme, liberté d'expression, jeunesse, etc.

« En 2015, cinq films ont rapporté plus d'un milliard dans le monde. C'est donc le même message qui passe un peu partout. Nous, nous présentons les autres: des films reconnus par des festivals prestigieux comme la Mostra de Venise et la Berlinale », explique Catherine Viau, directrice de la programmation et vice-présidente du Groupe Via le monde.

« Nous aurons aussi un regard plus pointu sur quelques pays (l'Allemagne, la Suède, la France, le Mexique, la Colombie et le Québec), qui sont à l'honneur cette année », ajoute-t-elle.

Une dizaine de premières seront également présentées, notamment Baires, de Marcelo Páez Cubells, Hotell, de Lisa Langseth, Call Girl, de Mikael Marcimain, et El comienzo del tiempo, de Bernardo Arellano.

Le festival, dont la programmation a été lancée mercredi à la Maison du cinéma, accueillera plusieurs invités du monde du cinéma, dont la réalisatrice québécoise Manon Barbeau et les réalisateurs Bernardo Arellano, du Mexique, Bachir Bensaddek, Québécois d'origine algérienne, et Stéphane Demoustier, de France.

L'événement démarre le 5 avril à la Maison du cinéma avec le film français La tête haute, d'Emmanuelle Berco, qui met notamment en vedette Catherine Deneuve, dans le parcours éducatif et parfois chaotique d'un garçon, Malony, de 6 à 18 ans.

En clôture, on présentera Les héritiers, de la réalisatrice française Marie-Castille Mention-Schaar.

Entre Iran et Islande

Entre ces deux longs métrages, le FCMS permettra de voir des dizaines de films d'un peu partout sur la planète, notamment Mia Madre, de Nanni Moretti (Italie), Au-delà des collines, de Cristian Mungui (Roumanie, France, Belgique), Rams, de Grimur Hakonarson (Islande) et Taxi Téhéran, de Jafar Panahi (Iran).

Le cinéma d'ici est également à l'honneur avec cinq courts métrages sélectionnés des festivals Kino Kab' Sherbrooke, Kino Kab' jeunesse et du Festival de films de l'Université Bishop's.

Le travail des élèves du secondaire de Sherbrooke sera aussi souligné avec la projection des films finalistes du Concours Pocket Film - Tournoi des écoles.

Les documentaires québécois seront également à l'honneur avec Le 186, pour la mémoire, de Martin Leclerc, Pipelines, pouvoir et démocratie, d'Olivier D. Asselin, et le long métrage de fiction Montréal la blanche, de Bachir Bensaddek.

Les jeunes cinéastes des Premières Nations font également leur entrée cette année au festival, sans oublier le cinéma pour enfants.

Enfin, cinq films seront en compétition pour le Cercle d'or du meilleur long métrage de fiction : Bébé tigre, de Cyprien Val, Cemetery of Splendour, d'Apichatpong Weerasethakul, Come to My Voice, de Hüseyin Karabey, Lazar, de Svetozar Ristovski, et Trois fenêtres et une pendaison, d'Isa Qosja.

Multiplier les lieux

Malika Bajjaje, directrice générale du Festival, souligne que les organisateurs ont voulu cette année « multiplier les lieux de diffusion pour que la communauté s'approprie le festival avec une diversité d'activités brodées autour des films ».

Elle ajoute que le festival est de plus en plus populaire et que cette troisième édition devrait le démontrer. « Entre la première et la deuxième édition, l'achalandage avait augmenté de 70 pour cent », illustre-t-elle.

Également au programme du Festival, un Ciné-Débat se tiendra au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke sur le thème du « féminisme pluriel », Ciné-Visions présentera le cinéma émergent d'ici et d'ailleurs à la salle Alfred-Desrochers, et Ciné-Expérience offrira un spectacle multimédia au Théâtre Granada.

Autres activités : le Ciné-Rue, une projection familiale gratuite en plein air devant l'édifice de l'hôtel de ville de Sherbrooke avec le film Le chat du rabbin, un ciné-brunch sur l'intégration et les rapports intergénérationnels autour du film Fatima à la salle du Parvis, une table ronde sur le cinéma en région au Bistro Kapzak de même qu'une exposition sur les 120 ans du cinéma à Sherbrooke, au Café-boutique Umano.

Présent lors du lancement de la programmation, le maire Bernard Sévigny a noté que « le festival a réussi à faire sa place dans la communauté, ce qui lui donne sa force et sa qualité et démontre que nous sommes une communauté de plus en plus diversifiée ».

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