Toujours fringants même après 20 ans

Complètement survoltés, les Cowboys fringants et leur auditoire... (Spectre média, Maxime Picard)

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Complètement survoltés, les Cowboys fringants et leur auditoire ont fait du Théâtre Granada le lieu d'un immense party samedi soir.

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) CRITIQUE / Plus de 20 années sur scène n'ont pas ralenti le moins du monde les Cowboys fringants, qui ont pratiquement mis le feu au Théâtre Granada samedi lors d'une supplémentaire tenue à guichets fermés.

Le spectacle venait tout juste de commencer avec les premières notes de Bye Bye Lou que déjà, le chanteur Karl Tremblay pouvait tendre son micro à la foule qui se faisait plaisir à entonner le refrain du plus récent hit du groupe de Repentigny, qui a lancé son neuvième album, Octobre, en 2015.

Un être quelque peu perdu aurait pu se croire à une représentation de Bon Jovi ou U2 tellement les gens étaient survoltés.

Loin d'être un feu de paille, l'énergie des spectateurs n'a eu d'égal que celle du groupe lui-même. Au grand plaisir de son auditoire, les Fringants ont enchaîné leurs compositions à un rythme infernal sur plus de deux heures, alternant entre les chansons de leur dernier album, comme Pizza Galaxie, Les vers de terre ou Les feuilles mortes, et celles des précédents, telles que En berne, Manifestation ou 8 secondes. Sur le plancher, personne ne se faisait prier pour danser ou pour se laisser flotter au gré des mains qui voulaient bien les transporter.

La chimie et la proximité entre les Fringants et leur auditoire se sont poursuivies tout au long de la soirée, faisant de la salle Sylvio-Lacharité le lieu d'un immense party où le mercure a monté de plusieurs degrés.

« Karl en chest! »

Au point où on peut songer que Tremblay était soulagé en deuxième partie du spectacle lorsque le public s'est mis à scander « Karl en chest! » en lieu et place d'une demande spéciale. Un voeu que la voix des Cowboys s'est fait plaisir à exaucer, non sans mentionner que dorénavant « les gens complexés par leur poids n'ont plus à l'être, parce qu'on peut réussir dans la vie » et qui a incité le guitariste Jean-François Pauzé à l'imiter avant d'entamer La Marine marchande.

Généreux, le groupe a également invité sur scène Brigitte (on la salue!) au moment de chanter L'shack à Hector, elle qui assistait au spectacle en béquilles pour fêter son 18e anniversaire, « parce que tu paraîtrais mal à 17 ans avec une bière dans les mains! »

« À va être bonne à soir dans l'shack à Hector/Ouvre la valise pis sort les bouteilles de fort/Pis si jamais ton foie décide d'être malade/Compte pas sur nous autres pour jouer à' garde-malade. »

Inutile de dire que la fête était repartie de plus belle.

Les Cowboys fringants seront de retour au Granada le 28 janvier 2017. On vous suggère de vous y prendre tôt pour vous procurer des billets.

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