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La voix junior : entre le rêve et la réalité

Déjà plus de 3000 jeunes âgés de 7... (OSA images et TVA)

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Déjà plus de 3000 jeunes âgés de 7 à 14 ans ont tenté leur chance aux auditions de La voix junior, à Montréal et Québec, rapporte Charles Lafortune.

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(OTTAWA) Les préauditions pour La voix junior battent leur plein. Plus de 3000 jeunes âgés de 7 à 14 ans ont déjà été entendus à Québec et Montréal depuis que la version junior de La voix a été annoncée en février. Or, s'ils sont nombreux à répondre à l'appel, peu seront élus au final : une centaine seulement recevront une invitation à se présenter ensuite aux auditions à l'aveugle.

« C'est comme au hockey : tous les enfants qui jouent ne seront pas recrutés dans la Ligue nationale. La musique est aussi un milieu très difficile, compétitif. Tout le monde ne peut pas gagner, mais ces jeunes pourront au moins dire qu'ils ont essayé », soutient l'animateur Charles Lafortune, qui participe aussi aux auditions. « Certains jouent de la guitare, qui est parfois plus grosse qu'eux! Plusieurs chantent dans des chorales depuis quatre, cinq ans. Ceux qui passeront aux auditions à l'aveugle ne sortiront assurément pas de leur douche : ils vont avoir un talent indéniable! »

Tout en cherchant à favoriser le plaisir, La voix junior demeurera ainsi un concours.

« Des fois, on a plus peur de blesser les enfants que ce qu'ils sont capables de prendre. La déception, il faut apprendre à y faire face. Et selon moi, c'est mieux d'apprendre ça à l'adolescence : ça fait des adultes qui sont capables de gérer les refus et les échecs dans la vie. »

Cela dit, explique l'animateur, des aspects de la compétition ont déjà été remodelés pour rendre certaines situations plus faciles à encaisser. Il cite l'exemple des duels, qui se vivront à trois interprètes : au terme de la prestation, il y aura « un meilleur qui passera à l'étape suivante, alors qu'ils seront deux à partager la déception d'être exclus ».

De plus, une coanimatrice, dont l'identité sera dévoilée plus tard, accompagnera également les candidats à l'arrière-scène, « histoire qu'ils se sentent à tout moment entourés et en confiance », précise Charles Lafortune.

Quant aux parents qui seraient tentés de vivre leur rêve par procuration, il les prévient : « Il n'y aura pas de place pour les gérants d'estrade. Les parents vont peut-être crier dans les coulisses, à mes côtés, mais ils ne seront pas dans les gradins pour s'en prendre aux arbitres! Je les invite donc à encourager la passion de leur enfant, sans pour autant penser en faire le prochain Michael Jackson ni la future Céline Dion. »

Question de respect

Dans cette nouvelle aventure, Charles Lafortune ne perçoit pas de différences notables du rôle qu'il joue déjà auprès des candidats de La voix et de leurs proches.

« Mon travail demeure une animation de proximité : je suis là pour que les jeunes et leur famille se sentent bien et libres d'exprimer leurs émotions. Je ne suis pas celui qui choisit ou élimine, je suis le grand frère, le papa, l'oncle, le confident, et c'est très bien comme ça! »

Et ce n'est pas parce qu'il interagira avec des enfants et des adolescents qu'il changera d'attitude.

« Les animateurs qui ne l'ont pas avec les enfants, ce sont ceux qui leur parlent de manière infantilisante. Il faut les traiter pour ce qu'ils sont : des jeunes candidats qui aiment chanter, qui ont un talent certain et qui aspirent à se faire entendre. Si on veut que nos jeunes apprennent le respect, il est important qu'ils se sentent eux-mêmes respectés », rappelle celui qui a déjà été à la barre de L'école des fans et de La classe de 5e.

Que chantent les jeunes?

Je vole, la pièce de Michel Sardou interprétée par Louane dans le long métrage français La famille Bélier, semble résonner particulièrement fort chez les aspirants à La voix junior.

« C'est en tout cas la chanson qu'on a entendue le plus souvent jusqu'à maintenant », mentionne Charles Lafortune.

S'ils chantent « beaucoup en français », les candidats ratissent toutefois très large quant au genre musical.

« On a eu droit à du chant classique, mais aussi à du rap, du Elvis, du R & B et du rock que seuls eux connaissent... énumère l'animateur en rigolant. Ça va donc de Vincent Vallières à Justin Bieber. »

Les jeunes participants ont majoritairement entre 10 et 12 ans, note-t-il. « L'ambiance est vraiment festive. Il y a quelque chose de beau à voir tous ces enfants et adolescents se retrouver entre passionnés, mordus de musique, dans la salle d'attente. »

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