Charlotte Cardin sur une belle lancée

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La voix veloutée et atypique de Charlotte Cardin avait séduit le Québec en 2013.

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Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Sa voix veloutée et atypique avait séduit le Québec en 2013. Finaliste à La voix, Charlotte Cardin aurait pu surfer sur la vague et plonger tout de suite dans l'arène musicale. Elle a préféré terminer son cégep en arts et lettres, elle a choisi de prendre son temps. Et le temps lui a donné raison. Lorsqu'elle a lancé son premier extrait francophone (sa composition Les échardes) l'automne dernier, il a cartonné sur le web et à la radio. Maintenant que l'auteure-compositrice-interprète de 21 ans annonce une série de spectacles à travers la province, elle voit les salles se remplir à la vitesse de l'éclair. Tout premier arrêt de sa ronde scénique : le Boquébière, ce soir. Et oui, c'est complet.

Tu commences ta série de spectacles aujourd'hui, à Sherbrooke. C'est un moment important?

Tellement! Avant ça, j'ai fait des premières parties ou j'ai accompagné d'autres artistes. C'est mon premier show à moi. Et la réponse des gens est incroyable. C'est une belle surprise. On travaille vraiment fort pour être à la hauteur.

La surprise est d'autant plus belle que ton premier disque n'est pas encore prêt. On l'attend l'automne prochain?

Oui, c'est le plan. On termine l'enregistrement ces temps-ci. Ce sera un disque majoritairement anglophone, avec quelques chansons francophones. Présentement, pour une raison que j'ignore, j'écris beaucoup plus rapidement en anglais. Les relations humaines dans leur ensemble m'inspirent beaucoup.

Après La voix, tu aurais pu te lancer comme interprète. C'était important pour toi d'écrire et de composer tes chansons?

En fait, ce n'était pas une option de ne pas le faire! J'écrivais depuis un bout de temps déjà. Même si j'aime interpréter les paroles imaginées par d'autres, ce n'est pas la même chose que de chanter

les miennes. La voix, c'était une superbe expérience qui m'a appris à performer sous pression. Je l'écoute cette année et je trouve que c'est de la bonne télé, une belle plate-forme pour découvrir de nouveaux talents. Après mon passage à l'émission, je savais que je voulais continuer en musique, mais je savais aussi qu'il me fallait trouver ma voie, ma couleur, le genre musical dans lequel je serais à l'aise.

Et quel est-il?

C'est un mélange de jazz, de pop et d'électro qui reste assez dénudé, assez simple, mais très moderne, en fait. On touche à plusieurs sonorités, mais on garde l'instrumentation plutôt minimale. Ce soir, le spectacle aura cette teinte-là. On sera trois sur scène et on interprétera les chansons du disque que je prépare. Avec moi, il y aura le bassiste Mathieu Sénéchal et le batteur Benjamin Courcy. Moi, je ne suis pas une grande pianiste, mais je suis capable de m'accompagner au clavier et maintenant aussi à la guitare. Je ne joue rien de trop compliqué, mais ça fait un bout de temps que je gratte les cordes.

Tu iras aussi à New York et Toronto, au cours des prochains mois?

J'ai des spectacles prévus là-bas, mais aussi à Paris et à Londres. Je viens juste de l'apprendre. C'est assez fantastique.

Tu rêves d'une carrière internationale?

J'aimerais vraiment ça, mais je souhaite d'abord une carrière au Québec.

Dans toutes ces bonnes nouvelles, laquelle te fait le plus plaisir?

Jouer à Osheaga. J'y vais chaque année, c'est un festival montréalais que j'adore. J'y ai découvert des artistes incroyables. M'y retrouver déjà, c'est formidable.

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