Une tournée de rêve qui s'achève

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Tire le coyote s'entraîne déjà à l'écriture de son prochain CD, à paraître en 2017.

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(Coaticook) En tournée à travers le Québec depuis la sortie de son quatrième album Panorama en janvier 2015, Benoît Pinette, alias Tire le coyote, se prépare tranquillement à déposer ses bagages. Du moins pour un temps, car, tel un athlète en quête de sa prochaine dose d'adrénaline, il s'entraîne déjà à l'écriture de son prochain CD, à paraître en 2017, le temps de reprendre son souffle.

Il faut dire que les cinq dernières années auront été des plus fertiles, Tire le coyote alignant presque coup sur coup quatre albums soit Le fleuve en huile (2011), Mitan (2013), le live Au Morrin Center (2014) et Panorama. Un album qui, à peine dévoilé au grand jour, a remporté le Prix du jury ROSEQ/Rideau lors du gala de la Bourse Rideau 2015, ainsi que trois nominations au Gala de l'ADISQ 2015, dont Album de l'année - Folk, Album de l'année - Choix de la critique et Prise de son et mixage de l'année, pour lequel Benoit Villeneuve et François-Charles Legault ont décroché la précieuse statuette.

« Vraiment, 2015 a été ma plus grosse année musicale depuis que je fais ce métier et ça continue en 2016, confie Benoit. Tout a explosé! C'est vraiment au-delà de mes espérances. Ma plus grande

satisfaction, c'est de voir qu'il y avait un public pour mon type de projet, un public mélomane et curieux, à l'écoute des mots et qui a envie d'entendre quelque chose de différent. »

Malgré l'énergie euphorisante que lui apporte aujourd'hui la scène, il avoue qu'il lui a fallu l'apprivoiser, notamment en raison de cette voix de falsetto qui donne pourtant à ses textes et à son style country-folk cette résonance si singulière.

« D'aller à la rencontre des gens, c'est la meilleure manière d'aller chercher son public petit à petit, mais la marche est haute entre composer dans son salon et présenter ses chansons devant un public. Mon principal défi était d'assumer ce que j'étais totalement et la voix en fait partie, d'avoir envie d'assumer cette différence et de ne pas calculer à l'avance le produit final, en demeurant spontané et instinctif. De voir qu'il y avait un public qui grandissait m'a donné une grande confiance. »

« L'important, pour moi, c'est qu'une oeuvre puisse survivre à son créateur. Penser que, dans plusieurs années, une chanson puisse toucher des gens que tu ne rencontreras jamais. Stéphane Lafleur du groupe Avec pas d'casque m'avait déjà dit qu'entre ''je te déteste'' et ''je t'aime'', il y a une panoplie d'émotions qu'on visite très rarement en chanson. C'est de cette zone grise que j'aime m'inspirer. »

« Il est facile d'être super pessimiste face à notre monde et à notre société, en se laissant imprégner de ce sentiment que le monde va mal, mais j'ai besoin de croire qu'il y a une humanité, qu'il y a des gens bien. Pour moi, c'est de trouver un équilibre à travers toutes ces émotions. »

Musique à temps complet

Originaire de Fleurimont, Benoît Pinette a démarré sa carrière musicale en 2009 en conjuguant la musique et un emploi à temps complet comme intervenant social. Il a fait le grand saut en musique en juin 2014.

« C'était un risque réfléchi, mais je reste conscient qu'au Québec, la carrière musicale, c'est très fragile. Pour l'instant, je profite du moment, parce que j'aime ça. On verra plus tard si ça change. L'important, c'est de rester ouvert à de nouvelles collaborations, à de nouveaux projets, et d'essayer d'être polyvalent, mais je ne me cache pas que ce que je préfère, c'est de créer des albums. »

Bien que son carré de sable se soit limité aux frontières du Québec, Tire le coyote entend élargir ses horizons au cours de l'année 2016 par une première incursion en France en juin prochain. « Je vais faire comme j'ai fait au Québec : je vais donner ce que j'ai à donner et on verra s'il y a une réponse, mais je reste terre à terre en me disant que ça arrivera si ça arrive. »

« Que les gens choisissent de venir voir mon spectacle, des gens que je ne connais pas, ça demeure pour moi quelque chose de gros. Je me sens privilégié de faire ce métier-là. »

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