Ordre et désordre selon André Leroux

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André Leroux revient tout juste d'une tournée en Californie avec le quatuor de saxophones Quasar, qui en est à sa 21e saison depuis sa création en 1994, et où il « met le pied dans le classique ». Mais son répertoire de prédilection, c'est le jazz.

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<p>Ronald Martel</p>
Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) Quand André Leroux fait un album de jazz, c'est avec des amis. Et quand il part en tournée de spectacles, c'est encore avec des amis. Le trio de musiciens qui l'accompagne sur les routes se compose de James Gelfand au piano, de Frédéric Alarie à la contrebasse et de Christian Lajoie à la batterie, tous ayant contribué à la qualité de son plus récent album, Synchronie-Cités.

« C'est un regroupement de chums... J'ai même connu Christian Lajoie en jouant dans des croisières, à la fin des années 1980! »

Son concert à Lac-Mégantic sera sensiblement le même qu'il a présenté au Théâtre Centennial de Lennoxville, l'automne dernier, lequel suivait son dernier album. Il promet « qu'il y aura aussi des pièces connues, des standards du jazz, ce qui donnera un mix groove swing, avec des interactions. »

« Synchronie-Cités, c'est la tension/relâche dans l'univers, ce qui décrit si bien la vie, la tendance à l'ordre et au désordre, le jeu entre les deux qui crée du mouvement. »

André Leroux revient tout juste d'une tournée en Californie avec le quatuor de saxophones Quasar, qui en est à sa 21e saison depuis sa création en 1994, et où il « met le pied dans le classique ». Mais son répertoire de prédilection, c'est le jazz.

« À 20 ans, je faisais déjà le tour des hospices de la région de Montréal avec mon quatuor professionnel. Je fais aussi partie du groupe de Vic Vogel depuis 20 ans. Nous pratiquons chaque lundi dans son salon, chez lui, avec sa gang... Il a 85 ans et il ne lâche pas! Je travaille là avec de bons musiciens, ceux de La Bottine souriante, entre autres. J'ai aussi collaboré avec Michel Cusson. Depuis le début des années 1980, je n'ai jamais arrêté de jouer. »

Cru et explosif

Né en Saskatchewan, le saxophoniste dans la quarantaine a remporté la Bourse Espace français au premier Concours de musique française de Montréal, comme soliste, en 1987. Il s'est par la suite produit un peu partout dans le monde, avec un son propre à lui, qualifié de chaud, tranchant, cru et explosif. Sa feuille de route quasi sans fin répertorie des interventions variées avec les plus grands musiciens que le Québec et le Canada aient connus.

André Leroux a commencé à jouer dès le secondaire et à travailler dès ses années de cégep, avec son propre band, puis a ajouté une formation en musique clas-sique à l'Université de Montréal. Il a ensuite multiplié les expériences musicales prestigieuses. Au fil des ans, il n'est pas passé inaperçu, non plus, au Festival international de jazz de Montréal.

Il a lancé son premier album en 2009, Corpus Callosum (Corps calleux en latin), un titre qu'il trouvait moins poétique en français. L'expression est empruntée à un ami neurochirurgien de l'Hôpital Sainte-

Justine, par analogie à cette partie du cerveau où s'effectuent les connections droite-gauche de l'intelligence, du langage et des émotions, ce que le jazz reproduit entre les musiciens. Un prérequis pour le côté instinctif de l'improvisation, ce « terrain de jeu que les jazzmen s'inventent ».

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