Mojo Wizard : retrouver l'envoûtement

Avec le chanteur Rico Desjardins et le batteur... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Avec le chanteur Rico Desjardins et le batteur Maxime Lussier, le guitariste Karim M'sallem et le bassiste Guillaume Couture forment le quatuor rock sherbrookois Mojo Wizard. La formation avait terminé en deuxième position lors du concours Sherbrooklyn 2014 et a lancé un premier minidisque l'automne dernier. Elle en prépare un deuxième pour cette année.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Ce qu'il y a de bien avec le rock progressif et le rock psychédélique des années 1960 et 1970, c'est qu'ils ne veulent pas se démoder. Chaque génération apporte sa cohorte de nouveaux amateurs qui redécouvrent des vinyles empoussiérés dans un fond de placard, ou alors de nouveaux musiciens qui y trouvent un irrésistible terrain de jeux. Le quatuor rock sherbrookois Mojo Wizard fait partie de ces porteurs de flambeau qui suivent les traces de Deep Purple, de Led Zeppelin et des Doors.

« La musique pop ne m'accroche pas : c'est toujours la même structure qui revient. Alors qu'avec ce type de rock, une pièce peut durer huit, neuf ou dix minutes... C'est très lyrique et il y a des passages instrumentaux. On n'entend plus ça aujourd'hui », explique Karim M'Sallem, guitariste de ce groupe qui a terminé au deuxième rang lors du concours Sherbrooklyn 2014 et qui, grâce à ce prix, a pu lancer un premier minidisque de ses compositions l'automne dernier.

« C'est une musique qui crée une ambiance et c'est plus facile de se laisser emporter. En tant que spectateur, c'est le rock psychédélique qui m'emmène le plus ailleurs, qui me fait le plus danser et oublier où je suis », renchérit le bassiste Guillaume Couture. « Avec le psychédélisme, il y a aussi un mélange du sonore et du visuel », ajoute le graphiste de formation.

D'ailleurs, lors de leur prochain spectacle, les musiciens de Mojo Wizard auront recours à de nouvelles projections, les premières qu'ils ont eux-mêmes créées, en plus d'étrenner plusieurs nouvelles chansons. Car si le groupe né en 2012 s'est construit au fil de plusieurs soirées jam-session et a continué de créer ses chansons par l'improvisation en groupe, il s'est pour la première fois imposé une structure d'écriture.

« On s'est isolé dans un chalet à Saint-Julien avec l'objectif d'en ressortir avec six nouvelles pièces. On s'est séparé en tandems et chacun a écrit de son côté avant de présenter le travail à l'autre. On est parti de ce travail pour créer les chansons », rapporte Karim, qui précise que ce prochain disque sera un album concept, qui raconte une histoire.

Une autre belle façon de retourner 40 ou 50 ans en arrière, lui fait-on remarquer...

Charismatiques envoûteurs

« Le nom du groupe parle justement de ça. C'est un hommage aux gros noms du rock, explique Guillaume Couture. Des musiciens comme Jimi Hendrix étaient en quelque sorte des envoûteurs, des wizards. Quant au mot mojo, il parle de la confiance, du talent et du sex-appeal de ces icônes, carrément vénérées par leur public. Il n'y en a plus de ce genre aujourd'hui. »

Composé également du chanteur Rico Desjardins, qui signe la majorité des textes (« il a une facilité assez incroyable, il peut écrire une chanson en une journée », souligne Karim), et du batteur Maxime Lussier, Mojo Wizard a vu une grande différence depuis la sortie de son minidisque.

 Nous avions déjà pas mal rejoint le public intéressé dans la région, mais maintenant, on reçoit des messages de Pologne, d'Allemagne... On s'est même retrouvé en huitième place d'un palmarès des 50 meilleurs EP de 2015... » rapporte Guillaume.

Vous voulez y aller?

Mojo Wizard

Vendredi 11 mars, 20 h 30

La Petite Boîte noire

Entrée : 8 $

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