Steve Hill : homme-orchestre, volume 3

Le guitariste trifluvien Steve Hill présente un troisième... (Sylvain Mayer)

Agrandir

Le guitariste trifluvien Steve Hill présente un troisième album comme homme-orchestre.

Sylvain Mayer

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Il y a 25 ans presque jour pour jour, Steve Hill donnait son premier spectacle dans un bar. C'était au Touristique de Trois-Rivières, plus communément appelé Le Trou par ceux qui le fréquentaient. Le guitariste avait 16 ans. Neuf albums plus tard, des milliers de kilomètres de tournée à son odomètre musical et plus d'une dizaine de prix dans sa besace, le Trifluvien d'origine continue d'évoluer dans son art et de surprendre par la pureté de son talent.

Steve Hill a joué comme accompagnateur de plusieurs artistes et au milieu de musiciens qui soutenaient ses créations. Mais en 2012, il a pris le mot « solo » de la façon la plus littérale qui soit et a lancé Solo Recordings Volume 1, le premier de trois où il déploie ses étonnantes habiletés d'homme-orchestre. Le volume 2, récompensé de plusieurs prix, a suivi en 2014, et le troisième est paru cette semaine.

« C'est la continuité, mais en même temps, le deuxième était différent du premier et il y a autant de différence entre le troisième et le deuxième. Je ne refais jamais deux fois la même chose. C'est mon neuvième album, et je n'en ai pas deux pareils. La grosse différence entre chacun des volumes, c'est le nombre de shows entre les deux. Il y en a eu 175 entre les volumes 1 et 2, et 170 entre les volumes 2 et 3. En 170 spectacles, j'ai le temps de peaufiner mon jeu et d'amener ça ailleurs », explique le musicien.

C'est en grande partie sur scène que Steve Hill continue de développer son art. « Quand j'ai commencé le projet Solo Recordings, j'apprenais à faire ça, à jouer avec mes pieds en même temps que je jouais de la guitare et que je chantais. Après, j'ai fait un paquet de shows et je rajoutais de l'équipement », détaille-t-il, en reconnaissant que le volume 1 était « plus rudimentaire ».

Seul comme un band

Il faut maintenant le voir chanter, jouer de la guitare et utiliser ses pieds pour rythmer le tout, avec presque tous les éléments des traditionnelles batteries...!

« Mon jeu de drum et de guitare en même temps s'est beaucoup peaufiné, ce qui m'a permis d'aller plus loin dans l'éventail musical que je peux faire. Dans le temps du volume 1, même si je voulais faire quelque chose qui rocke un peu plus, je n'aurais pas pu, je n'avais pas les moyens. Mais là, il a y a des tounes qui rockent comme un band. »

Chaque fois qu'il en avait l'occasion, entre deux épisodes de tournées, Steve Hill enregistrait et travaillait sur ses nouvelles chansons dans le studio aménagé chez lui. Le temps venu, il s'est présenté au studio Tonebender avec l'ingénieur de son Pierre Girard pour enregistrer l'album « pour vrai » en quatre jours. « Je n'ai pas pris de pause depuis les quatre, cinq dernières années. J'étais en forme et musicalement, c'était facile. À un moment donné, ça devient comme respirer », observe-t-il.

On s'en doute, avoir les quatre membres sollicités dans la maîtrise de rythmiques qui doivent s'intercaler et se marier demande une certaine énergie. « C'est extrêmement physique. C'est très dur sur le cardio, les jambes, le dos, les bras : c'est le corps au complet qui travaille », confirme l'homme-orchestre qui a vendu 11 000 copies de son premier Solo Recordings, son plus grand succès de vente en carrière à ce jour.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer