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Cabochon, le conteur clochard: le frère de Sol

Incapable d'accepter l'idée que le personnage de Sol... (Fournie)

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Incapable d'accepter l'idée que le personnage de Sol disparaisse avec la mort de Marc Favreau, Gil Landry a créé Cabochon, qui, à l'image du défunt clown, s'amuse avec les mots pour parler de la vie quotidienne d'aujourd'hui.

Fournie

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<p>Denis Dufresne</p>
Denis Dufresne
La Tribune

(Sherbrooke) Les enfants de la fin des années 1960 se souviennent tous de Sol, le personnage quasi mythique créé par Marc Favreau, révélé par la série télésérie Sol et Gobelet, et qui a par la suite pris les planches en incarnant un saltimbanque un peu déjanté, un fou magnifique, véritable orfèvre des mots.

Gil Landry, lui, ne l'a pas oublié, et a créé Cabochon, l'ami imaginaire de son idole de jeunesse, en s'inspirant du langage délirant et très imagé inventé à l'époque par Marc Favreau, mais en écrivant ses propres textes.

« Sol a été mon ami d'enfance. Au retour de l'école, on regardait Sol et Gobelet et ce personnage m'a inspiré dès lors. De là, j'ai créé Cabochon, le meilleur ami de Sol », explique cet artiste natif des Laurentides.

« C'était à l'occasion d'un spectacle-bénéfice et on cherchait un numéro pour le punch de la finale. Le producteur m'avait suggéré de personnifier Sol. À l'époque, Marc Favreau n'était pas encore décédé (M. Favreau est mort en décembre 2005), mais, par après, il m'est venu l'idée de poursuivre avec cet humour que j'aimais beaucoup », ajoute-t-il au sujet de la genèse de Cabochon.

« Pour moi, c'était impensable que Sol décède avec Marc Favreau, parce que j'avais tellement aimé son personnage, la finesse de ses jeux de mots et de sa poésie », dit Gil Landry.

Ce dernier se défend toutefois de faire une simple imitation de Sol.

« Je n'embarque pas là-dedans. Avec les années, Cabochon a pris son envol et il s'est détaché de Sol », dit-il.

Du reste, à la fin de son spectacle, Cabochon rend hommage à Sol et explique comment ils se sont connus.

Sans jurons ni vulgarité

Mais est-ce difficile de se distinguer de Sol?

« L'époque était différente. Quand Sol est arrivé, la langue anglaise était très présente et Sol a eu l'idée de se servir de la langue française et de jouer avec les mots. Moi, je garde ce langage-là et cet humour-là, et je fais ressortir les travers de la vie quotidienne d'aujourd'hui, mais sans jurons ni vulgarité », répond Gil Landry.

« Cabochon se distingue aussi par ses accessoires sur scène, dont une poubelle, une borne-fontaine, un banc de parc et un lampadaire », dit-il.

Et les textes?

« Je fais beaucoup d'écriture et de réécriture pour y arriver, un peu comme on retouche à un tableau, et il vient un moment où on y parvient, mais c'est toujours dans le respect de Sol. J'aimerais que les gens ne l'oublient jamais! » explique le comédien, qui se dit également humoriste et philosophe.

Bien que l'univers de Sol soit moins connu aujourd'hui qu'il y a 20 ou 30 ans, Gil Landry cherche beaucoup à joindre le public des enfants et des adolescents, en plus de la génération qui a vu Sol à la télé ou sur scène.

« Ça fait 10 ans que je promène mon spectacle et je peux dire que je touche les jeunes de 7 à 77 ans! » lance-t-il.

Vous voulez y aller?

Cabochon - Sort de l'ombre

Dimanche 13 mars, 14 h

Salle du Parvis

Entrée : 18 $

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