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Élise Legrand inspirée par le monde animal

Pour sa nouvelle création in situ au Musée... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Pour sa nouvelle création in situ au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, la danseuse et chorégraphe Élise Legrand s'est inspirée des créatures animales et des personnages de la peintre Louisette Gauthier-Mitchell présentés dans l'exposition Anima/Animaux.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Élise Legrand aime bien se laisser inspirer par le monde animalier. La danseuse et chorégraphe avait déjà prêté vie aux créatures de Shayne Dark lorsque le sculpteur torontois avait déposé ses araignées géantes au Musée des beaux-arts de Sherbrooke en 2012. La voilà qui s'infiltre de nouveau au coeur d'une exposition en cours afin de donner la réplique aux tableaux d'Anima/Animaux de Louisette Gauthier-Mitchell.

Élise Legrand propose en effet samedi et dimanche prochains une création de danse contemporaine en trois tableaux, inspirée de l'exposition de l'artiste estrienne, elle-même fortement influencée par le rêve.

« C'est un monde vraiment particulier où les éléments mythologiques sont nombreux et s'entrecroisent. Ça laisse place à plein de possibilités de transformations », remarque Élise Legrand, qui a passé de longs moments devant chaque tableau en multipliant les prises de notes afin de saisir des détails formels, en plus de l'essence des oeuvres.

Au cours de la pièce chorégraphique d'une vingtaine de minutes, on pourra ainsi suivre les nombreuses métamorphoses de la danseuse en quelques personnages, mais aussi dans ses diverses incarnations de l'âme animale, qu'elle se fasse chien-loup ou homme-poisson.

« J'aime l'animal, c'est facile à interpréter. On peut y aller avec l'instinct, la démarche, l'attitude. C'est très organique. Je suis toujours très intéressée par le mouvement : on peut créer des effets, transformer l'animal en monstre ou autre chose. Dans ce cas-ci, le travail de Louisette Gauthier-Mitchell est tellement dense... Les transformations possibles sont infinies. »

Arriver d'avance

Élise Legrand crée ainsi certaines images visuelles avec son corps selon la forme, l'énergie ou le mouvement intégré dans chaque tableau. « L'exposition est le point de départ, mais après, c'est moi qui raconte en danse mes propres interprétations des oeuvres », note Élise Legrand, qui invite les gens à se présenter à l'avance afin de parcourir aussi l'exposition Anima/Animaux avant sa prestation.

Pour celle qui nous a habitués au cours des dernières années à sortir des sentiers battus et des salles de spectacles conventionnelles, il s'agit du premier de trois spectacles in situ prévus à Sherbrooke au cours de 2016. On la retrouvera auprès de son complice Tom Casey en juillet pour un duo Place des Moulins, mais aussi en octobre, cette fois à titre de chorégraphe uniquement, pour un projet qui réunira sept danseuses dans l'atmosphère magique de la rivière Magog

« J'aime les projets in situ, qui permettent de sortir de la boîte et de créer un rapport nouveau et différent avec le public. C'est évidemment un autre mode de fonctionnement. On crée dans et pour un lieu, pour un moment unique, en sachant qu'on ne pourra le reprendre ailleurs. Mais ça fait aussi partie du plaisir », raconte

Élise Legrand.

Vous voulez y aller?

Élise Legrand

Samedi et dimanche, 17 h

Musée des beaux-arts de Sherbrooke

Entrée : 8 $

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