Le Show Tardif vise l'icône

Pour la deuxième édition du Show Tardif, qui... (Spectre Média, René Marquis)

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Pour la deuxième édition du Show Tardif, qui sera présenté demain soir au Boquébière, le chroniqueur, journaliste et animateur Dominic Tardif a réussi à mettre le grappin sur nul autre que Guy Jodoin.

Spectre Média, René Marquis

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Karine Tremblay
Le Quotidien

(SHERBROOKE) « Carson. Letterman. Fallon. Tardif. » L'affichette ne laisse subsister aucun doute. Dominic Tardif aime jouer la carte humoristique de l'égo surdimensionné. Comme le pape du Late Show, David Letterman, qu'il admire entre tous et qui l'inspire sans doute un peu beaucoup dans ce beau projet fou de talk-show en direct du Boquébière.

« Dans le fond, Letterman, je reprends toutes ses jokes et je les fais en français », blague le chroniqueur de La Tribune (Une bière clamato), qui met ces jours-ci la dernière touche à la seconde édition du Show Tardif. Presque douze mois après avoir présenté la première mouture de l'original concept qui avait fait tabac devant une salle archi-comble, l'animateur s'assoira de nouveau dans le fauteuil de l'intervieweur vendredi. Avec un petit stress au ventre, peut-être. Avec beaucoup de bonheur, surtout.

« Je ne me suis jamais senti autant à ma place que lorsque j'ai fait le Show Tardif. C'est probablement la chose dont je suis le plus fier », dit celui qui portait le concept depuis longtemps, depuis une de ces soirées un peu trop avinées où les idées de grandeur peuvent être émises sans crainte du ridicule.

« À un moment donné, il faut avoir le cran de concrétiser ce à quoi on a rêvé. J'ai toujours eu ce désir-là de faire de la scène », souligne l'animateur de 29 ans, aussi « prospecteur urbain » au micro de ICI Radio-Canada Estrie.

Des shows télévisés de fin de soirée, il en a consommé à la pelle. Assez pour maîtriser le genre.

À la clé de son plongeon dans l'univers du talk, du show, du direct, il y avait cette envie de créer à Sherbrooke un événement comme on en voit dans les grandes métropoles. Il y avait aussi le goût de « générer de l'étincelle ». Avec les invitées de la première heure, Léane Labrèche-Dor et Renelle Anctil, la table était mise pour un feu d'artifice. La première a très librement réinterprété le disnéen succès Let It Go, tandis que la seconde a « volé le show », déstabilisant même un brin l'animateur, en mars dernier.

Guy Jodoin, la lutte et la beauté des rencontres

La barre était donc haute pour ce deuxième rendez-vous devant public où « tout peut arriver ». L'animateur et son équipe (« l'éminence grise » Félix Bouchard, le « script éditeur » Mathieu K. Blais, le créatif Andy Bourgeois et Annick Sauvé à la régie, entre autres) ramènent leur band maison, l'excellente Fanfare pintée, en plus de leur « correspondant sur le terrain », Simon Turcotte, qui fera le topo de ce qui se passe ailleurs à Sherbrooke demain soir. Ils ont aussi eu le flair d'aller frapper à la porte d'une « icône », rien de moins. Et une icône qu'il a fallu relancer plusieurs fois.

« Le harcèlement, c'est vraiment grave en toutes circonstances. Sauf quand t'essaies de booker Guy Jodoin pour ton show. »

On comprend qu'il a rappelé une fois et puis une autre l'ancienne tête d'affiche de Télé Pirate et de Sucré Salé. Qu'il s'est permis d'insister. Gentiment, il va de soi. La gentillesse, c'est payant : l'artiste sherbrookois qui sera à la barre du prochain Gala Artis a fini par dire oui à l'invitation répétée. Il se prêtera au jeu du direct, tout comme François « Le Patriote » Séguin, lutteur d'ici qui multiplie les prouesses dans le ring et qui suscite l'admiration de Dominic Tardif. Fan invétéré de lutte, ce dernier a tripé suffisamment sur le sport-spectacle pour collectionner les figurines, à une certaine époque. Étonnant, vous dites? Pas tant, rétorque celui qui a étudié en littérature à l'Université de Sherbrooke.

« La lutte, c'est du théâtre extrême, ça a probablement nourri mon goût pour le spectacle. Je m'intéresse à beaucoup de choses qui, à première vue, n'ont pas beaucoup de liens entre elles. »

L'intérêt réside souvent dans les contrastes, a-t-il constaté. Pour peu qu'on se penche un iota sur un sujet, quel qu'il soit, on trouve quelque chose à apprendre. C'est encore plus vrai avec les gens qu'on croise. La curiosité et l'envie franche d'aller à la rencontre de l'autre tissent probablement le fil conducteur qui lie tous les projets du communicateur touche-à-tout. Aussi, ne comptez pas sur lui pour tirer profit de sa tribune pour mettre ses invités dans l'embarras. Il sait être baveux et irrévérencieux quand c'est l'heure (bonjour, numéro

d'ouverture!), mais lorsqu'il tend son micro à autrui, ce n'est pas pour le mettre sur la sellette. C'est pour aller à sa rencontre. Alors, tout peut arriver. Surtout le meilleur.

Vous voulez y aller?

Le Show Tardif

Animé par Dominic Tardif

Vendredi, 20 h

Boquébière

Entrée : 5 $

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