Pellerin raconte aussi en chansons

Hier soir au Centre culturel de l'Université de... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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Hier soir au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, Fred Pellerin offrait devant une salle comble et comblée le dixième de 49 spectacles tout en chansons.

Spectre Média, Julien Chamberland

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(SHERBROOKE) Il faut commencer par un petit voyage dans le temps, une dizaine d'années en arrière, une douzaine peut-être, dans la toute petite église de St-Venant-de-Paquette, lors du premier contact en vrai de vrai avec le jeune et blondinet conteur. À un certain moment, sortie de nulle part et complètement inattendue, une chanson, puis une autre encore plus tard. On s'était alors dit qu'on en aurait pris bien plus encore, parce que la chaleur de la voix, parce que le talent de raconter autant dans la chanson que dans le récit ou la légende.

On se rappelait tout ça, hier soir au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, où Fred Pellerin offrait devant une salle comble et comblée le dixième de 49 spectacles tout en chansons qu'il fallait bien faire « parce qu'on m'a fait boire pis que j'ai signé » s'est amusé à raconter Pellerin, toujours généreux d'anecdotes et d'histoires à moitié inventées quand vient le temps de parler de son monde et de le présenter.

Et c'est ainsi que s'amorce la soirée, par des présentations, celles du village « où le taux de musicalité est assez élevé » parce l'un et l'autre, de Léo Déziel à Catin Philibert en passant par les 138 élèves de l'école de St-Élie-de-Caxton qui offrent deux concerts par année.

On ne s'étonne donc pas d'entendre l'ami Jeannot Bournival, qui a grandi à six maisons de chez Fred, ouvrir la soirée avec trois compositions de son tout nouvel album Page 36 musique à numéro avant que ne se pointe Fred Pellerin, guitare à la main.

Parce que cette tournée musicale qui arrime Plus tard qu'on pense, nom du dernier album paru en novembre 2014, aux deux albums précédents, C'est un monde et Silence, c'est Fred Pellerin, les auteurs qui l'ont nourri ou « à qui il a volé quelques tounes », mais aussi les arrangements musicaux de Bournival, que l'on connaissait déjà comme compositeur de concert de klaxons pour Léo Déziel dans St-Élie des Légendes et qui démontre ici l'ampleur de son talent.

Volé la vedette à son ami Fred? Non. D'abord parce que Pellerin, qu'il laisse tomber dans le micro une histoire sans fin ou une chanson belle, ne joue jamais à la vedette. Ensuite, parce que le vent qui mènera Pellerin et ses trois acolytes musiciens aux quatre coins du Québec jusqu'en juin en est un d'amitié et de complicité. Complicité qui se crée dès les premiers instants avec le public également, peut-on en douter, lui qui raconte entre les tounes, mais qui raconte aussi dans les chansons livrées non pas dans les vocalises, mais dans la vérité des mots empruntés tantôt à David Portelance, tantôt à Manu Trudel, tantôt à Vigneault, tantôt encore à la Sherbrookoise et collègue Mélanie Noël.

Des mots dont il fallait profiter dans le vrai de vrai, parce que Fred Pellerin le confie sans pudeur, il a lancé son premier album en 2009, le second deux ans plus tard, sans jamais penser qu'il lui faudrait bien un jour céder aux pressions et « aux règles internes » de la tournée pour vendre des disques, et des disques pour vendre des spectacles, alors que, on le devine, le conteur de métier est déjà un brin occupé et trop souvent loin de la maison et de la famille.

Aussi, tenez-vous le pour dit, cette tournée se terminera le 6 juin, il n'y aura pas de supplémentaires, et les billets sont désormais aussi rares que l'ennui dans un show de Fred Pellerin.

La tournée se poursuit d'ailleurs ce soir à Drummondville, oui c'est complet.

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