Will Driving West en pleine conquête

David Ratté a rencontré Andréa Bélanger, l'amour de... (La Presse, archives)

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David Ratté a rencontré Andréa Bélanger, l'amour de sa vie et la pianiste de Will Driving West le jour même où il a fondé ce band qui lui a sauvé la vie.

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(Sherbrooke) Bien sûr qu'ils partiront éventuellement à la conquête de l'Ouest, peut-être même avant la fin de l'année s'ils parviennent à séduire lors de la prochaine Canadian Music Week les gens de l'industrie qui pourraient leur ouvrir deux ou trois portes où déposer leurs bagages. Mais en attendant, la gang de Will Driving West ne se porte pas plus mal. Les affaires vont même plutôt bien au Québec où le groupe montréalais a fait sa place au fil des six dernières années et au gré de trois albums, tout ça sans maison de disque.

« On est encore ouvert à la possibilité de travailler avec une maison de disque, mais là où on est rendu, où on a fait notre bout de chemin et on en vit bien, disons qu'on est plus picky. Si on signe avec une maison de disque, il faut que ce soit un grand chelem », explique le chanteur et guitariste David Ratté, également auteur de toutes les chansons offertes sur les trois premiers albums, explorations folks tout en douceur qui ont roulé en boucle chez les fervents de groupes émergents.

« Probablement que plusieurs bands dans notre situation auraient attendu une occasion, mais nous, on s'est lancé, on a fait des albums et on a grandi devant le public, relance-t-il. On se retrouve dans une situation le fun, on est bien où on est. »

Et être bien où on est, ce n'est pas une petite affaire pour David Ratté. Musicien jusqu'au fond de l'âme, le Gaspésien d'origine oeuvrait dans un tout autre domaine quand il se retrouve un jour devant la mer, en Irlande, en pleine crise existentielle. Il cherche des réponses, la musique est la seule qui s'impose.

La lumière, la musique, l'amour

« J'ai passé 23 ans en dépression chronique, à broyer du noir, confie-t-il. Maintenant, j'ai les blues à peu près trois heures par année, ça dit tout. »

Ça dit surtout que David Ratté a fondé Will Driving West et rencontré l'amour de sa vie au cours d'une même journée, lorsque la pianiste et chanteuse Andréa Bélanger s'est pointée en audition. « Toute ma vie a changé pour le mieux. Et ce qui est bien en plus d'avoir été si longtemps dépressif, c'est que je suis capable d'avoir de la reconnaissance pour ce qui m'arrive, d'apprécier ce que j'ai. »

Et de l'amener lentement mais sûrement vers des terres éloignées que l'on pourrait nommer destinée sans risque de se tromper, à l'image du personnage de jeune doué interprété par Matt Damon dans Good Will Hunting, film auquel fait référence le nom du band. « J'ai adoré la dernière scène, sur une chanson d'Elliott Smith, de ce gars assis sur quelque chose qu'il n'osait pas trop explorer. Ça me faisait penser à moi parce que ce n'est pas mon premier band, mais avant, je n'embarquais jamais complètement. »

Désormais, c'est tout le contraire. Will Driving West termine sa conquête du Québec, vient pour la sixième fois au moins en Estrie et se prépare à plier bagage à la première occasion.

« Notre musique a trouvé preneurs une trentaine de fois auprès de différents réalisateurs et on joue dans de plus grandes salles, ce qui nous donne des moyens financiers intéressants pour mener à bien des projets », précise David Ratté, qui travaille déjà au quatrième album qui pourrait sortir au printemps 2017, un truc un brin plus intense, mais toujours aux racines bien folks.

Les fans de WDW reconnaîtront d'ailleurs ces nouveautés lors du show de ce soir, qui propose aussi des pièces des deux premiers albums et de leurs 50 covers.

Vous voulez y aller?

Will Driving West

Ce soir, 21 heures

Boquébière

15$

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