Sherbrooke veut se faire son cinéma

Le cinéaste William Blanchet espère créer de la... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Le cinéaste William Blanchet espère créer de la relève de plateau à Sherbrooke et en région.

Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) La première édition du Kino Kab' Sherbrooke jeunesse s'est avérée un tel succès le week-end dernier que les organisateurs pensent déjà à bonifier la formule l'année prochaine.

« On a compris qu'il y a de l'intérêt. On verra maintenant à aller chercher du financement pour un camp vidéo et peut-être augmenter encore le nombre de participants », explique le cinéaste William Blanchet, au coeur d'un mouvement de rapprochement entre les professionnels établis et la relève potentielle du milieu cinématographique en région estrienne.

« En fait, ce que je souhaite, c'est à la fois amener les jeunes vers la profession afin de créer de la relève et des équipes techniques en Estrie, mais aussi rapprocher les gens du cinéma du public », précise encore celui qui a jusqu'ici beaucoup donné dans la vidéo.

Au cours de la dernière fin de semaine, Blanchet et ses collabos sherbrookois du milieu du cinéma se sont ainsi réunis autour d'une quarantaine de participants au Kino Kab' Sherbrooke jeunesse appelés à réaliser un court métrage en 72 heures. Divisés en sept

équipes et dirigés par des apprentis réalisateurs âgés de 16 à 19 ans, une quarantaine de jeunes s'en sont donné à coeur joie dans l'élaboration de scénarios, la direction d'acteurs, le jeu, la technique et le montage.

« Ça a donné des choses vraiment intéressantes, bien au-delà de ce qu'on avait pu imaginer », se réjouit William Blanchet, que l'on avait vu émerger en 2009 lors de la Course Estrie.

Chaînons manquants

Avant de couronner les équipes de Philip Grenier et Bruno Le Héritte au terme du Kino Kab' jeunesse, les professionnels invités sur place ont partagé connaissances et expérience avec les jeunes.

« Ce qu'on espère, c'est leur donner la piqûre, les voir partir apprendre leur métier à l'école, puis les voir revenir à Sherbrooke pour travailler, note Blanchet. En ce moment, il n'y a pas de techniciens à Sherbrooke, alors quand on travaille sur des projets, on s'entraide entre nous, mais on n'a pas beaucoup accès à des techniciens de plateau. L'un fait la direction photo de l'autre, on s'arrange comme on peut, mais toujours avec peu de moyens. »

Le réseautage revient donc fréquemment au coeur du discours de Blanchet en cours de conversation, alors qu'il souligne les trop nombreux chaînons manquants de la formation cinématographique en région et la nécessité, donc, de créer et nourrir un solide sentiment d'appartenance pour les pallier.

« Avec le Festival du cinéma du monde qui vient insuffler quelque chose de très positif à Sherbrooke, je sens que c'est un bon synchronisme pour rassembler tout le monde et créer quelque chose à long terme », réitère Willam Blanchet.

Et c'est d'ailleurs en marge du prochain Festival qu'aura lieu, la première fin de semaine d'avril, le prochain Kino Kab', pour adultes celui-là.

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