Folle tournée avec Dominic et Martin

Dominic Sillon et Martin Cloutier ont amorcé leur tournée de Fou en septembre... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Spectre Média, Frédéric Côté

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(Sherbrooke) Dominic Sillon et Martin Cloutier ont amorcé leur tournée de Fou en septembre 2013, enchaînant au fil des deux dernières années quelque 125 représentations qui ont ras-semblé environ 50 000 personnes en quête de rire. En se lançant dans le dernier droit de leur tournée qui prendra fin en septembre, ils s'offrent un autre détour par la région avec des spectacles au Granada le 20 février, à la salle Guy-Veilleux de Cookshire-Eaton le 12 mars et à la salle Maison des arts de Drummondville le 17 mars. Rencontre avec un duo réuni depuis la sortie de l'École nationale de l'humour en 1993.

Quel est le secret de votre longévité comme duo d'humoristes?

Martin : Pour nous, le temps est très relatif. Dans une relation de couple, il y a des marqueurs de temps, comme les enfants, qui te rappellent que les années passent et que ça fait dix ans que t'es avec ta blonde. Avec Dominic, on est un peu hors du temps, on se promène là-dedans, le temps semble irréel.

Dominic : C'est le genre de relation qui ne doit pas avoir à être entretenue, ça doit se faire naturellement, dans le plaisir. Nous, on a le souci de se renouveler, d'explorer, parce qu'on le veut bien. On évolue, notre humour change, mais notre but est encore de faire rire le public. Et le premier public, c'est toujours l'autre moitié du duo.

Est-ce que ce plaisir de la scène pourrait exister pour Dominic sans Martin et pour Martin sans Dominic?

Martin : On a tous les deux fait un tout petit bout en solo en début de carrière, mais là, on ne se voit pas l'un sans l'autre. On a fait des bouts en solo dans notre spectacle Inséparables, et ça marchait, mais je ne ressentais pas la même aisance. J'avais un sentiment d'amputation. On se sentait tous les deux désincarnés.

Dominic : Au fil du temps, ce sont d'ailleurs les deux seuls numéros qui n'ont pas bougé. C'est comme si on n'avait pas eu l'aisance nécessaire pour les faire mûrir. Nos personnages se nourrissent l'un de l'autre sur scène.

La tournée de Fou dure depuis plus de deux ans. Pas trop essoufflés?

Martin : Non, parce qu'on n'en fait pas une course, on se garde du temps pour des projets solos, des festivals et d'autres choses. Et on tient à avoir une vie hors de ça.

Dominic : Si on pouvait ne pas arrêter, on le ferait. On enchaînerait les spectacles parce que ça nous alimente, ça nous définit. Mais il y a de la place pour autre chose, c'est bien.

Vous êtes depuis des années du Grand Rire et du Festival Juste pour rire. Cette année aussi?

Martin : Oui, avec les Denis Drolet. Ce sera la rencontre de deux duos, de deux univers très différents, les fuckés et les rationnels. Ça peut sembler aux antipodes, mais ça se place super bien. On écrit les quatre gars ensemble et ça avance. On est même en avance sur nos échéanciers parce qu'on est très productifs.

Vous travaillez aussi sur votre prochain spectacle?

Dominic : On termine la tournée de Fou fin août, début septembre, et on se remet en état d'écriture dès ce moment-là. C'est plus facile avec le temps parce que, quand on revient, on rapporte du bagage des projets solos.

Martin : Ça amène de nouvelles choses, mais on en enlève aussi, on efface. On veut ce danger-là, et on est assez prolifiques. C'est plus de défi, mais il y a beaucoup de bénéfices.

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