À la découverte d'Adam Strangler

La formation Adam Strangler : Philippe Lavoie, Frédéric... (Le Nouvelliste, François Gervais)

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La formation Adam Strangler : Philippe Lavoie, Frédéric Nogarède, Carl Saint-Louis, Gabriel Vallée et Jean-Philippe Bourgeois.

Le Nouvelliste, François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Le groupe montréalais Adam Strangler, dont quatre des cinq membres ont des racines mauriciennes ou centricoises, lance cette semaine son premier album, Ideas of Order. Un moment longtemps attendu par le chanteur Philippe Lavoie et le bassiste Jean-Philippe Bourgeois.

Trifluvien d'origine, Jean-Philippe Bourgeois avait vu Philippe Lavoie sur scène et s'était dit qu'il aimerait bien faire de la musique avec lui un jour. Originaire de Warwick, Philippe Lavoie faisait aussi de la musique avec son ami de longue date Frédéric Nogarède. Puis ce dernier et Carl Saint-Louis, de Mont-Tremblant, ont étudié la musique ensemble. Le Nicolétain Gabriel Vallée faisait aussi partie de ce réseau d'amis communs qui ont créé Adam Strangler en 2012 à Montréal, où tout le monde s'était retrouvé.

Pourquoi le nom Adam Strangler? Sans véritable signification, répondent Philippe et Jean-Philippe. « Trouver un nom de groupe n'est pas évident. Il ne fallait pas que ce soit une distraction par rapport à la musique. Il fallait que ça sonne bien et que le nom soit sans insinuation par rapport au style », formule Philippe Lavoie, diplômé

en littérature de l'Université McGill, qui signe tous les textes et les chante, en plus de jouer de la guitare.

Le premier album d'Adam Strangler, autoproduit, réunit sept titres. Les membres du groupe composent les chansons à partir des canevas proposés par Philippe, dans un processus de construction-déconstruction-reconstruction.

« J'arrive avec la base de la composition et je laisse les musiciens la déconstruire et l'éclipser, mais sans enlever ma vision à moi. Les musiciens me montrent d'autres aspects que je n'avais pas imaginés, et c'est ce qui fait la beauté du résultat », explique l'auteur et compositeur.

La formation littéraire de Philippe Lavoie, qui a aussi étudié au Cégep de Trois-Rivières, teinte inévitablement son écriture. « Je trippe sur le symbolisme et les non-dits. Ce que je trouve intéressant comme auteur, c'est construire une image. Je suis davantage dans les images et la poésie que dans le narratif. »

Sain bilinguisme

Pour Philippe Lavoie et ses acolytes, il allait de soi d'écrire et de chanter en anglais, puisque leurs influences sont surtout puisées dans la musique anglophone. Le groupe apprécie aussi le milieu montréalais, qui cultive et alimente

un sain bilinguisme, selon eux.

Les membres d'Adam Strangler veulent éviter d'être catalogués dans un style. « On a tous des influences qui viennent de partout. Moi, par exemple, j'aime la musique de la fin des années 1970 et des années 1980, le new wave, la brit pop... », énumère Jean-Philippe Bourgeois. « On peut dire qu'on fait de la pop psychédélique », tente Philippe.

Le groupe lancera son album au resto-bar Cactus de Victoriaville le 12 février. La version vinyle du disque sera vendue lors des concerts.

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