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La mesure du succès de Rémi-Pierre Paquin

Le Grand-Mérois d'origine Rémi-Pierre Paquin est très pris... (Le Nouvelliste, Jean Bernier)

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Le Grand-Mérois d'origine Rémi-Pierre Paquin est très pris par une carrière qui l'amène sur des voies peut-être pas toujours conventionnelles, mais qui comblent un attrait qu'il nourrit pour une certaine marginalité.

Le Nouvelliste, Jean Bernier

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François Houde
Le Nouvelliste

(TROIS-RIVIÈRES) Bien sûr, il y a eu Les invincibles, série culte qui a propulsé le Grand-Mérois d'origine Rémi-Pierre Paquin au statut de vedette populaire, mais ne regarder que ça fait oublier de très nombreux personnages savoureux qu'il a interprétés. Qu'il suffise de dire qu'il n'a pratiquement jamais arrêté de travailler depuis sa sortie de l'UQÀM en 1999. C'est rare dans ce métier et cela constitue peut-être la plus fiable mesure de son succès.

« C'est vrai que j'ai eu de nombreux contrats, mais mon parcours n'était pas inscrit dans les paramètres habituels et j'en suis très content. Il y a dans ma carrière un petit côté champ gauche qui me plaît parce que ça me ressemble. Je serais d'ailleurs bien incapable de dire si ce sont les rôles qui ont dicté mon orientation ou ma personnalité qui m'a amené ce genre de rôles.»

Il n'aurait pourtant pas refusé des rôles plus conventionnels si c'étaient ceux-là qu'on lui avait offerts. «Je veux gagner ma vie en jouant : j'aurais pris ce qu'on m'offrait. Peut-être que j'ai fait certains choix que d'autres comédiens n'auraient pas osé ou voulu faire. »

Il estime que ce qui compte, en bout de ligne, c'est d'être sincère : «J'opte pour ce qui me tente. Ça m'a toujours guidé jusqu'ici et je n'ai jamais eu à m'en plaindre.»

Damné Bidou!

Un rôle qui semble lui aller à merveille, c'est celui du mauvais garçon Bidou Laloge dans Les pays d'en haut. « Ça c'est l'fun! Bidou, c'est un mauvais fils, un alcoolique, un pas fiable; c'est le mauvais gars de la série. C'est la première fois que je suis appelé à interpréter un rôle que quelqu'un d'autre a tenu avant moi et que le public a bien connu. Ça aurait pu être une pression supplémentaire, mais je ne le sens pas du tout comme ça. Je n'ai pas hésité une seconde à embarquer dans l'aventure parce que je trouvais intéressant de jouer le gros pas fin. »

« Pour moi, si tu rencontres un gars comme Bidou, c'est que tu vas passer une bonne soirée. Mais ce qui le rend bien plus intéressant à jouer, c'est qu'il a aussi un côté bon yable parce qu'il a besoin des autres. Dès l'audition, j'ai aimé ce personnage-là. Ils avaient choisi de bonnes scènes où il manipulait son père en masse : j'ai adoré ça.»

Marquant dans la série des années 60, le personnage n'a toujours pas fait son apparition dans les épisodes diffusés de la nouvelle mouture. « Il arrive au 8e épisode de la première saison. Il va être beaucoup plus présent dans la deuxième. »

Et la musique, cette autre passion? «Ça, c'est pour le pur plaisir. Je veux en refaire. J'ai beaucoup aimé l'expérience de travailler en studio, monter un album. Quand je vais avoir un peu plus de temps à moi, je vais m'y remettre.»

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