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Nouvelle directrice au Centre d'art de Richmond

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Un vent de changement souffle sur le Centre d'art de Richmond avec l'arrivée en poste le 18 janvier d'une nouvelle directrice générale, la cinquième depuis un peu plus de deux ans.

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Un vent de changement souffle sur le Centre d'art de Richmond avec l'arrivée en poste le 18 janvier d'une nouvelle directrice générale, la cinquième depuis un peu plus de deux ans.

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Nancy Pelletier s'est bâti une solide expertise en développement culturel depuis une douzaine d'années et a déjà mille et un projets en tête pour que le Centre d'art retrouve toute sa place dans la communauté.

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Nancy Pelletier s'est bâti une solide expertise en développement culturel depuis une douzaine d'années et a déjà mille et un projets en tête pour que le Centre d'art retrouve toute sa place dans la communauté.

« On est venu me chercher pour me proposer de faire partie de l'équipe et c'est un défi que j'avais envie de relever. Ce n'est pas facile de remplir les salles de spectacle, il y a du développement à faire, il faut aller chercher de nouveaux publics, et ça me plaît », lance-t-elle avec enthousiasme.

La dame était directrice générale du Pavillon des arts et de la culture de Coaticook auparavant, après avoir travaillé, dans la région, au Centre culturel Pierre-Gobeil et au Conseil de la culture de l'Estrie.

Elle voit dans le Centre d'art de Richmond un formidable lieu de rassemblement et un centre de diffusion exceptionnel.

La nouvelle dg a d'ailleurs assisté, vendredi dernier, à son premier spectacle à Richmond, celui des humoristes Dominic et Martin, en supplémentaire sur la représentation du lendemain.

« C'était génial! s'exclame-t-elle. La salle était au trois quarts pleine pour cette supplémentaire. L'ambiance est familiale, c'est petit et intime. On est vraiment près des gens. »

Entité distincte

Vrai que le CAR ne fait pas toujours ainsi salle comble. Les temps sont durs pour les petites salles de spectacle en région. Le centre culturel doit également procéder à des travaux de réfection importants et composer avec un déficit accumulé de 80 000 $.

« C'est un défi qui ne me fait pas peur parce que je suis du milieu, met en perspective Mme Pelletier. J'arrive avec le bagage d'avoir déjà "remonté" des salles et de bien connaître les protocoles. »

Avec le conseil d'administration nouveau d'un an à peine, la direction du Centre d'art de Richmond entend d'abord procéder à la mise sur pied d'une entité distincte qui aura pour mandat de gérer le bâtiment plus que centenaire qui l'abrite.

« Actuellement, quand le toit coule, c'est le lieu de diffusion qui doit régler la facture. Si la bâtisse est gérée par une nouvelle entité, cela va nous donner des ailes. Le Centre d'art va pouvoir se concentrer sur sa mission de diffusion et la nouvelle entité pourra faire des demandes de subvention pour la protection du patrimoine bâti. La séparation se fera avec l'appui de la MRC via le pacte rural », résume Mme Pelletier.

Au-delà de la brique, le Centre d'art « n'est pas plus mal en point que beaucoup d'autres salles au Québec », continue sa directrice générale, qui évalue à 43 pour cent le taux de fréquentation moyen à Richmond alors que les salles professionnelles de la province roulent plus près des 30 pour cent, selon elle.

« On réussit quand même bien; ce ne sera pas très difficile à remonter en haut des 50 pour cent. »

Billets au lieu de trophées

Entre autres pistes pour y arriver, Nancy Pelletier lorgne le jeune public, qu'elle espère conquérir par des alliances avec le milieu.

« On peut se plaindre des médias sociaux, on peut déplorer que les jeunes passent beaucoup de temps sur Facebook, mais on peut aussi s'adapter aux temps qui changent et offrir autre chose... Moi, je crois que les gens ont toujours envie de se rassembler pour avoir du plaisir. Ce n'est pas un adon si les églises se transforment en lieu de diffusion. Ce ne sont plus des lieux de culte, mais des lieux de culture... »

Dans cette veine, Mme Pelletier verrait très bien des partenariats avec les écoles de la MRC, par exemple, ou avec les centres sportifs où, au lieu de trophées à des athlètes méritants, on pourrait remettre des billets de spectacle.

Elle souhaite aussi faire de la place aux talents locaux, peut-être en première partie d'artistes mieux établis. « C'est gagnant pour tout le monde. Le centre d'art développe un appui aux jeunes de notre région et la région vient voir ses jeunes et développe son sentiment d'appartenance au centre d'art. »

Le Festirock, par contre, qui a eu de beaux succès à un autre moment, fera relâche pour une troisième année consécutive.

Dans la prochaine programmation, Nancy Pelletier envisage également de bonifier l'offre de la petite salle du Réfectoire et donner dans la formule souper-spectacle.

Beaucoup de pain sur la planche, en somme, et beaucoup d'idées à faire valoir.

« C'est ça mon problème, et c'est aussi ça mon succès. Je vais commencer par préparer un plan de redressement financier [...] mais j'ai confiance. C'est tout réalisable! »

L'occasion sera belle d'aider le Centre d'art de Richmond le 13 février, en participant à sa soirée-bénéfice annuelle de la Saint-Valentin. Au programme, cocktail dînatoire suivi d'une soirée dansante aux sons des tubes des années 70. On se rend sur le site du Centre d'art de Richmond pour les billets.

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