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Exposition: Alain Labonté invite les gens à parler d'amour

Alain Labonté... (La Tribune, Yanick Poisson)

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Alain Labonté

La Tribune, Yanick Poisson

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Lorsqu'il invite les gens à l'exposition Parle-moi d'amour, Alain Labonté fait état de la beauté de la présentation et de la pertinence de la cause des Impatients, mais entre les branches, il vous expliquera qu'il s'agit également d'un endroit où les amateurs d'art feront de bonnes affaires.

Le porte-parole de l'événement, qui en sera à sa troisième édition jusqu'au 25 février, a fait ce qu'on pourrait presque qualifier de vol l'an dernier, faisant l'acquisition d'une toile pour à peine 75 $.

« Lorsque j'ai fait le tour des oeuvres, je suis tombé sur ce tableau que j'ai trouvé super beau. J'ai misé en pensant que je serais battu en cours d'exposition. Lorsque tout a été terminé, on m'a avisé que j'avais gagné. Je n'en suis pas revenu. C'est sûr que j'aurais aimé que les enchères montent davantage puisque c'est pour la cause, mais je suis très content d'avoir fait cette aubaine », raconte-t-il.

Au total, ce sont 80 oeuvres, majoritairement des tableaux, mais aussi des photographies et des sculptures, qui sont exposés sur les murs de la galerie d'art de la Maison des arts de Drummondville. En plus des oeuvres de la vingtaine d'Impatients qui créent sur place à l'année, on retrouve des réalisations d'artistes de la région drummondvilloise, mais également certaines pièces provenant de l'extérieur. Clémence Desrochers, Jean-Louis Courteau, Kay Aubanel, Muriel Faille et Ljubomir Ivankovic font partie de ceux qui ont accepté de se prêter au jeu.

Au cours des dernières années, dans les expositions de Montréal et de Drummondville, certaines oeuvres se sont vendues jusqu'à 8000 $, témoignant de la qualité des créations présentées.

« L'objectif des Impatients n'est pas de former des artistes, mais il y a de grands artistes qui sont des Impatients », résume Labonté.

« Nous sommes tous des Impatients »

Originaire de Montréal, le mouvement des Impatients a pris beaucoup d'ampleur au cours des dernières années. Il a fait une première incursion en dehors de la région montréalaise lorsqu'il s'est installé à Drummondville en 2012, puis a fait des petits dans une dizaine de municipalités un peu partout au Québec. On est actuellement en négociations afin d'implanter les ateliers d'arts à Sherbrooke.

« La preuve des bénéfices des ateliers de création n'est plus à faire. Je suis un Impatient à la limite, nous sommes tous des Impatients à différents niveaux. Le fait de créer nous fait du bien, c'est bon pour l'esprit », suggère Labonté.

Chaque année, ce sont plus de 400 personnes vivant avec des problèmes mentaux qui ont accès à des ateliers de création et qui font des pas de géant dans la lutte contre leur maladie.

« Ces gens ont besoin de fréquenter les hôpitaux moins souvent et sont en mesure de réduire leur médication. Il est même arrivé que certaines personnes ne souffrent plus du tout de leur problématique. Les Impatients n'ont pas la prétention de guérir les maladies, mais ils donnent à ces gens un minimum de dignité et de joie de vivre », résume-t-il.

L'an dernier, la deuxième édition de l'exposition avait permis d'amasser 12 500 $ afin de financer les activités de création des Impatients à Drummondville. On espère en obtenir 15 000 $ cette année. Le maire de Drummondville, Alexandre Cusson, a accepté la présidence d'honneur de l'événement. Le vice-président de Soprema, Richard Voyer, fait également partie de l'organisation.

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