Axé sur sa barrière de corail

Puerto Morelos est reconnu pour son phare très... (Collaboration spéciale, Albert Bérubé)

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Puerto Morelos est reconnu pour son phare très incliné. Érigé en 1960, le phare emblématique a ainsi été renversé par l'ouragan Beulah en 1967, mais il résiste à tous les ouragans depuis. En 1968, un autre phare a été bâti plus haut sur la dune, mais vu sa détérioration, un troisième phare est actuellement en construction et il s'élèvera à 16 mètres, ce qui suffit pour guider les bateaux et les garder à distance de la barrière de corail.

Collaboration spéciale, Albert Bérubé

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Albert Bérubé
Albert Bérubé
La Tribune

(Puerto Morelos, Mexique) Ils s'agitent dans l'eau cristalline du récif corallien de Puerto Morelos. Ils sont jaunes, bleus, verts, noirs, dorés, gris ou rouges. Sous les yeux masqués d'une demi-douzaine de plongeurs munis de tubas et de palmes, défilent les poissons-anges, les poissons-zèbres, et les néons bleus, dans des tailles allant de deux à trente centimètres.

Les coloris des poissons-perroquets sont aussi éblouissants, donnant tantôt dans les verts, les bleus et les arcs-en-ciel. Seuls, en couple, ou en groupe, ils s'affairent à consommer des algues, ou à bécoter les coraux. Dans un banc gris blanc, une centaine de vivaneaux (snappers en anglais ou pargos en espagnol) ondulent à l'unisson au-dessus d'un gros coquillage rose d'escargot.

Ici sur la crête du récif, à 1,5 km de la rive, la profondeur de l'eau varie de deux à trois mètres. Certains coraux ont grandi et ne sont plus qu'à un mètre de la surface. Au détour d'une colonie de coraux éventails, étoilés, candélabres, de bois d'orignal, ou de coraux cerveaux, une murène serpente discrètement dans le fond calcaire.

Enfin surgissent d'on ne sait où les maîtres de ce ballet aquatique: sept barracudas, dont un dodu qui fait près d'un mètre. « Il doit peser 25 kilos », évalue le guide de plongée Oscar Cab, remonté brièvement à la surface après l'apparition.

Cette vie marine qui bat sur le récif de Puerto Morelos, c'est le lot quotidien qui s'offre à la vue des visiteurs, près de 200 000 par année. Le prix moyen des excursions pour la plongée en apnée sur le récif est de 300 pesos (16 $ CDN), pour deux immersions de 45 minutes.

Pour la plongée sous-marine avec bouteille, les deux immersions coûtent environ 1500 pesos. Pour l'excursion de pêche de quatre heures, au large du récif, elle se vend à partir de 3500 pesos, selon les inclusions offertes par l'équipage et le capitaine de bateau.

Si on peut profiter de ce spectacle, c'est grâce aux efforts du milieu pour réglementer la protection du site. C'est en 1998 qu'a été créé le Parc national du récif de Puerto Morelos, qui mesure 22 kilomètres. On y trouve 669 espèces marines, vertébrées ou invertébrées.

« C'est notre devoir de prendre les mesures pour le protéger », insiste la biologiste Maria del Carmen Garcia Rivas, directrice du Parc. Plus il y a de coraux, plus il y a de poissons qui viennent s'y nourrir, plus il y a de vie.

Pour protéger le site qui était jusque-là exploité par divers excursionnistes, il est par exemple défendu de jeter l'ancre sur le récif, ce qui briserait les coraux. Des bouées et des chenaux de circulation maritime sont prévus à divers endroits pour les embarcations.

Il est défendu aux plongeurs de se tenir debout sur les coraux, ou de les toucher avec les palmes, ou de remuer le sable, d'alimenter la faune marine, ou de pêcher bien entendu. La veste de flottaison est obligatoire.

Le Parc national du récif de Puerto Morelos est l'un des 177 parcs nationaux protégés du Mexique, et l'un des 16 de l'État du Quintana Roo. Il fait partie du récif méso-américain, long de 1000 km, le deuxième de la planète. La partie mexicaine est de 350 km, et le récif descend au large du Belize, du Guatemala et du Honduras.

Le récif a beau être protégé par les humains, il reste que les ouragans y causent souvent des dommages. « Le récif continue de récupérer des dégâts causés par Wilma en 2005, observe Mme Garcia Rivas. C'est la nature. Le marais qui filtre la côte a été très affecté. La population de lan-goustes continue même à récupérer de l'ouragan Gilberto survenu en 1988. »

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