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Ne cherchez pas. Claude Dubois n'a pas d'autres spectacles à son agenda... (Le Quotidien)

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Le Quotidien

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Ne cherchez pas. Claude Dubois n'a pas d'autres spectacles à son agenda prochainement. Les mois d'hiver, il se pousse généralement au soleil et il se tient loin des planches. Cette année, c'est un peu différent. Il y a les enfants qui vont à l'école et qui le gardent davantage ici, les deux pieds dans la neige. Et il y a Bernard Y. Caza qui lui a proposé une soirée au Vieux Clocher. Rien qu'une. Comme ça. Pour le plaisir. L'auteur-compositeur-interprète a dit oui. Alors comme ça, pour le plaisir, il se produit ce soir à l'institution de la rue Merry avec ses musiciens Lauren Bélec (guitare), Eddy Pierre (piano) et Samuel Léonard (basse).

Est-ce que ce spectacle diffère de celui que vous avez fait tourner l'automne dernier?

Complètement! Je trouvais que j'avais fait le tour. Je vais garder quelques trucs, les meilleurs, mais c'est tout. Je ne sais pas trop encore quoi en dire, je vais découvrir ce show en même temps que tout le monde. Ça va être Claude Dubois qui vient chanter pour le public qui a le goût de l'entendre. Je vais me faire plaisir et je vais interpréter les chansons qui sont des incontournables. Sans trop les maquiller, je vais probablement en revisiter certaines. Et puis je ferai au moins une chanson tout seul à la guitare. On revient beaucoup à ça, ces temps-ci. C'est une coche de plus que l'unplugged. C'est une mise à nu en même temps qu'un retour à l'essentiel, à la genèse des chansons, lorsqu'on est seul avec son instrument et qu'on cherche la mélodie qui va nous élever.  

C'est en quelque sorte une prestation unique et sans filet?

Il n'y en aura pas d'autres comme celle-là. Se réinventer, c'est tout le bonheur de la scène. Sinon, on se sent comme un jukebox. Moi, je n'ai pas le trac quand je chante. Ça me permet d'être à l'écoute, d'entendre le public. Et de lui répondre. Ce que les gens vivent, on le vit nous aussi. Quand il y a une émotion qui passe, les pieds me lèvent. C'est fort. Si je réussis à faire oublier aux gens leurs petits problèmes, je suis content. Après ce show-là, je retourne dans mes montagnes. Je suis un peu sauvage. Avec Crystal, j'ai été un peu plus sous les projecteurs parce qu'elle aimait ça, mais sinon, je ne cours pas les premières. Ni les dernières. Là, il y a quand même le départ de René Angélil qui m'attriste. Je l'aimais beaucoup. On ne se voyait pas souvent, mais c'est un homme que j'appréciais. Il y en a beaucoup qui partent, ces dernières années. Ça m'atteint. Je me trouve presque chanceux de continuer. La main passe. On assiste au changement de génération, c'est la vie. L'humain est ainsi fait qu'il dure tant de temps et qu'après, il se tait. Et le cancer est le moyen de transport le plus commun pour le dernier voyage.

L'année 2015 a été difficile pour vous. Vous êtes content de tourner la page du calendrier?

Je ne fais pas que la tourner : j'ai jeté le calendrier! J'ai terminé ma peine et, parce que je la purgeais à temps partiel, j'ai connu des conditions de détention dégueulasses. C'est pas la faute des gardiens, remarquez bien. C'est comme ça pour tous ceux qui font leur temps à raison de quelques jours par semaine.

Vous préparez un prochain disque?

Je revisite certains albums que j'ai faits. Je travaille présentement sur Mellow Reggae, un disque lancé en 1977 et enregistré avec The Wailers. Les musiciens ne jouaient pas dans la bonne tonalité! On a aujourd'hui les outils pour rattraper ça. Je ne pouvais pas ne pas céder au chantage de la technologie. À travers ça, j'écris aussi de nouvelles chansons.

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