À toute chose malheur est drôle

Sugar Sammy et Simon-Olivier Fecteau n'ont pas ménagé... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Sugar Sammy et Simon-Olivier Fecteau n'ont pas ménagé leurs personnages: le duo d'amis qu'ils forment dans l'émission Ces gars-là en verra de toutes les couleurs dans les épisodes de la troisième saison qu'ils ont concoctée et qui débute lundi, à V. Le bouquet d'épisodes tout neufs permettra, entre autres, de faire la connaissance des parents du personnage de Simon, un moment de télé à ne pas manquer, assurent les deux coauteurs et comédiens.

Spectre Média, Frédéric Côté

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Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Ces gars-là reviennent promener leurs histoires de flirt, de famille et d'amitié à l'antenne de V. La troisième saison de l'émission mettant en vedette Sugar Sammy et Simon-Olivier Fecteau débute lundi soir. Paraît-il, les deux amis n'ont pas fini de nous étonner et de se mettre en danger. Télévisuellement, s'entend.

« On a installé un univers, nos personnages sont campés, on peut se permettre d'aller plus loin », disent les deux auteurs et comédiens.

Comprenez ici que les choses n'iront pas nécessairement bien pour le duo d'amis habitué aux fiascos amoureux et autres petites catastrophes quotidiennes.

« Quand ça va bien, ce n'est pas drôle », note Simon-Olivier Fecteau. Son personnage, un pro de l'auto-humiliation, ne sera donc pas ménagé au cours des prochaines semaines.

« On se met parfois dans de drôles de situations. Je pense à cette scène de lutte que j'ai dû tourner en bobettes, le corps huilé, par grande canicule. À ce moment-là, c'était pénible et je me suis fait la réflexion qu'on avait le tour, parfois, de se mettre soi-même dans des situations impossibles et gênantes. Mais après, j'étais content d'avoir cette shot », indique Simon-Olivier Fecteau, qui signe aussi la réalisation de la série.

En cours de saison, on fera la connaissance des parents de son personnage, incarnés par Gilbert Sicotte et Suzanne Garceau.

« Ça se passe à la troisième émission et je crois bien que c'est un moment fort de cette nouvelle série d'épisodes », dévoile-t-il.

Refroidir le party

Il n'en révèle pas davantage. Mais il précise que la demi-heure en question, visionnée en famille pendant le temps des Fêtes, a un peu refroidi le party.

« Il y a toujours un fond de vérité dans la série, mais on twiste la réa-lité, on ajoute de la fiction. À la fin, ça n'a plus grand-chose à voir avec le réel, mais il suffit que les personnes dont on s'est inspiré reconnaissent une phrase ou deux qu'elles ont déjà prononcées pour que ça sème un certain malaise », explique le scénariste et réalisateur.

Pour Sugar Sammy, les parents de Simon étaient d'incontournables piliers à intégrer : « Il était temps qu'on aille là. J'espère que c'est un filon qu'on va creuser davantage s'il y a une quatrième saison, parce que ça permet de comprendre d'où vient Simon. Qu'on le veuille ou non, nos racines ressurgissent à un moment ou à un autre. En vieillissant, on ressemble souvent davantage à nos parents », explique celui qui, de son côté, reprend son personnage là où il l'a laissé, c'est-à-dire coincé dans le carcan de conventions familiales indiennes dont il cherche à se défaire.

Rappelons que, parce que ses parents n'approuvaient pas sa relation avec la jolie Audrey (Madeleine Péloquin), il rompait avec elle lors de l'épisode final, la saison dernière. Mais voilà, la policière revient se promener dans le décor de ce nouveau bouquet d'émissions. On verra cet hiver le dénouement de cette relation compliquée.

« J'ai constaté cette saison à quel point mon personnage peut être méchant, dit l'humoriste. C'est un malcommode qui dit des choses épouvantables, des affaires qu'il ne faut pas dire, mais que tout le monde répète derrière les portes closes. »

Des thèmes délicats

Dans tout ça, les deux compères du petit écran n'hésitent pas à se frotter à des sujets plus délicats. La souveraineté du Québec, les handicaps, l'autisme et les mariages arrangés sont quelques-uns des thèmes abordés au fil de leurs aventures.

« C'est quand même un peu moins chargé émotivement que les deux premières saisons. On a laissé plus de place à l'humour, on s'est amusé davantage. Probablement parce qu'on se fait plus confiance. »

Lorsqu'ils ont lancé le projet, tout était à créer, tout reposait sur leurs épaules.

« On était une toute petite équipe, on faisait à peu près tout. Si ça ne fonctionnait pas, on savait qu'on serait les seuls à blâmer. »

Ils ont pu se féliciter, plutôt. L'émission a vite cartonné. Et ils se sont découvert des atomes crochus en création.

« Il fallait trouver la zone où nos forces seraient complémentaires, où on pourrait marier nos idées, indique Sugar Sammy. On était habitué à travailler chacun de son côté. Mais ça s'est vraiment bien passé. On s'admirait l'un et l'autre, on avait tous les deux la volonté et le goût de travailler ensemble. Avec Simon-Olivier, j'ai appris comment écrire pour la télé. Comment faire de la télé, aussi. »

Il ne délaisse pas la scène pour autant. Il poursuit la tournée québécoise de son spectacle En français SVP!, qui prendra fin au début de l'été et qui l'amènera à Sher-

brooke pour une septième fois, en juin. Après, une fois l'automne venu, il filera en France. Peut-être pour longtemps.

« Si la réponse est bonne, je pourrais rester plusieurs années là-bas. »

Et dans ce cas, qu'adviendrait-il avec Ces gars-là?

« Sans hésitation, je planifierais une pause de scène de quelques semaines et je reviendrais passer l'été ici pour le tournage. »

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