Un appel aux municipalités et MRC

Animé par Ariane Émond, les États généraux de... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Animé par Ariane Émond, les États généraux de la culture se sont ouverts avec Jim Corcoran et un panel réunissant Maurice Bernier, ancien président de la Conférence régionale des élus, Francine Lalonde-d'Entremont, gestionnaire au Conseil des arts du Canada, Guillaume Déziel, ancien gérant des Misteur Valaire, Serge Auray, président-directeur général de Laboratoire M2 et de Groupe Poly M2, et Pierre Mino, directeur général du Conseil de la culture de l'Estrie.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Ils attendaient 150 participants : il en est venu environ 220. La plupart des solutions mises de l'avant dans le document de travail et préparées de longue haleine ont été approuvées par l'assemblée. Des élus (dont le député de Sherbrooke Luc Fortin) et des gens d'affaires étaient présents pour entendre les besoins du milieu culturel estrien... Bref, les organisateurs des États généraux des arts et de la culture en Estrie, qui se déroulaient hier à la salle Alfred-DesRochers du Cégep de Sherbrooke, sont plus que satisfaits.

« La plupart d'entre nous attendaient environ 150 inscriptions, mais nous en avons eu de nouvelles le matin même », souligne Sylvie L. Bergeron, présidente du Conseil de la culture de l'Estrie.

Animée par Ariane Émond, la journée a commencé par des conversations avec Jim Corcoran (voir autre texte), venu témoigner de l'importance des arts et de la culture en région, du point de vue d'un artiste dont la carrière s'est amorcée ici à Sherbrooke. Les discussions se sont poursuivies avec cinq invités, chacun représentant un milieu différent de la sphère publique, pour soulever des défis et proposer des solutions. Les participants se sont ensuite répartis dans huit ateliers pour discuter de défis particuliers. Tout le monde est ensuite revenu en plénière pour un vote final.

« L'élément qui est ressorti le plus fort est celui de la concertation régionale, surtout le rapprochement avec les élus municipaux », souligne Sylvie L. Bergeron, qui rappelle que l'Estrie se situe au 16e rang sur 17 quant aux investissements municipaux en culture. Or, municipalités et MRC seront appelées à jouer un rôle encore plus grand dans le financement culturel.

Et qui va se charger de cette concertation? « Ce n'est pas encore déterminé. Le conseil de la culture? Un nouvel organisme ou une nouvelle personne? Il faudra décider. »

Autre point de ralliement : la mutualisation des services, soit un lieu (physique ou virtuel) où se concentreraient tous les services, moyens et outils offerts aux artistes, en plus de leur offrir une visibilité. « Les participants ont toutefois insisté pour que ces services soient répartis pour chaque MRC.

Ce sont les questions financières qui ont suscité le moins d'unanimité, tels les revenus autonomes et la création d'un fonds régional commun. « Les artistes sont plus chatouilleux là-dessus. Lorsqu'ils organisent une campagne de financement, ils veulent que cet argent leur revienne. »

La mise en place d'une nouvelle structure tel un Conseil des arts de Sherbrooke n'a pas non plus suscité l'engouement.

Quant au virage numérique, il tombe sous le sens. « On n'a pas le choix », appuie Sylvie L. Bergeron.

C'est maintenant au Conseil de la culture de l'Estrie de mettre en oeuvre les résolutions adoptées hier. « Nous nous attendions à ce que cela revienne dans notre cour. Notre travail commence, mais nous ne pourrons y arriver seuls. La première étape sera de trouver des partenaires et des porteurs de dossiers. »

Le rôle des MRC

Président de la Table des MRC de l'Estrie, Hugues Grimard, qui a pris la parole lors de l'ouverture, a très vite mis les points sur les i.

« Pour l'instant, je ne peux en rien m'engager ni promettre de soutien. Les MRC font face à des défis financiers. Chacune d'entre elles a été secouée en 2015. Nous sommes prêts à travailler en équipe, même avec un financement global moindre. Nous serons sensibles aux propositions de solutions durables. Je compte sur vous pour être créatifs et je m'engage à sensibiliser les élus. »

Avec l'abolition des Conférences régionales des élus, les MRC deviendront fort probablement les nouvelles têtes de pont régionales en matière de financement de la culture, notamment pour le Conseil des arts et lettres du Québec. Mais Hugues Grimard dit n'avoir reçu aucun contact ni même être au courant des processus à venir. « Notre planification pour 2016 commence à peine. »

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