Flavie pleine de vie

Native d'Asbestos et poète officielle du Parlement du... (Fournie)

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Native d'Asbestos et poète officielle du Parlement du Canada de 2004 à 2006, l'écrivaine Pauline Michel a écrit plusieurs bouquins, mais elle n'avait jamais encore signé de roman jeunesse. C'est maintenant chose faite. Publié aux éditions Hurtubise, La vie de Flavie - Aïe, j'existe! est le premier d'une série qui devrait voir fleurir plusieurs volumes.

Fournie

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Pauline Michel a écrit pour les enfants, déjà. Des chansons, des poèmes, des émissions destinées aux petits ont fleuri dans son parcours. Mais un roman pour les jeunes lecteurs, c'est une jolie première.

« En fait, c'est une histoire que je porte depuis longtemps. Elle dormait dans un classeur. J'ai ressorti mon manuscrit et je suis retombée en amour avec mes personnages, mes enfants de rêves et de papier. J'ai eu envie de les faire vivre », explique celle qui publie La vie de Flavie chez Hurbubise.

La maison d'édition a ouvert les bras à l'oeuvre de l'écrivaine native d'Asbestos. « J'ai senti un emballement de leur côté, ils veulent une suite. C'est très stimulant », dit l'auteure.

Celle-ci voit loin. Flavie vivra longtemps à travers sa plume. Déjà, le tome deux, plus volumineux que le premier, est attendu en février. Et l'auteure a des idées pour un troisième roman mettant en scène sa rouquine héroïne de huit ans. La pétillante fillette qu'elle a imaginée a la parole vive, la pensée allumée et elle est la cinquième enfant d'une tribu recomposée. Grande, la tribu : sa mère et son père avaient chacun deux enfants avant de se rencontrer.

« Flavie, c'est la petite dernière, l'enfant-surprise. Comme elle a une bonne différence d'âge avec les autres, elle est entourée d'ados qui prennent beaucoup de place. Alors elle se cherche un peu, elle ne trouve pas son espace, elle aimerait sentir qu'elle existe davantage dans l'oeil des membres de sa famille. »

Aidée de son très cher ami Wilhem, enfant unique voisin de chez elle et complice de tous les instants, elle entreprend de faire savoir à ses proches qu'elle est là. Mais les meilleures intentions du monde

n'engendrent pas toujours les meilleures idées. La petite Flavie provoquera de petites catastrophes dans la cellule familiale. À son grand désarroi, d'ailleurs. Ça ne sera pas plus mal, au final, puisque l'esprit de clan et l'amour que chacun porte aux autres prendront vite le dessus.

« Avec cette nouvelle série, j'ai envie de faire comprendre aux enfants qu'ils ont un grand pouvoir : celui de l'imagination. Peu importe le talent qui est le leur. Dans mes histoires, les frères et soeurs de Flavie ont tous leur univers. Catherine est une jeune punk portée sur la musique. Nicolas, lui, entre dans son écran pour imaginer un monde autre. Philippe rêve aux étoiles et à Julie Payette tandis que Claire, la plus grande, est fascinée par les rêves des autres. J'aime pouvoir toucher ainsi à différentes tranches d'âge. »

Quand les parents se disputent...

Dans un Salon du livre où elle est allée, l'écrivaine a présenté ses personnages et évoqué les embûches qu'ils traversent devant des groupes d'écoliers.

« J'ai constaté que ça résonnait beaucoup chez les jeunes. Par exemple, à un moment, j'ai parlé du duo d'amis que forment Flavie et Wilhem, des petits conflits qui les opposent parfois, mais du fait qu'ils s'aiment tout de même beaucoup. Le groupe scolaire est ensuite parti, mais un petit garçon est resté. Il avait une question. Il m'a demandé, très candidement : ''Quand nos parents se disputent, ce n'est pas parce qu'ils ne s'aiment pas, alors?'' J'ai réalisé que ce sont des thèmes qu'il faut aborder avec les enfants, des sujets dont il faut parler », raconte celle qui dit avoir toujours été fascinée par le début et la fin de la vie.

« Je trouve que l'enfance est une période extraordinaire, elle porte des trésors d'imagination, vite étouffée par la société. »

Elle est aussi une source inépuisable de poésie, un genre cher à la créatrice qui a d'ailleurs imprimé cette couleur à son récit.

« La poésie, c'est un essentiel, ça transparaît dans tout ce que je fais », exprime l'auteure multidisciplinaire qui, de 2004 à 2006, a occupé la chaise de poète officielle du Parlement du Canada.

« J'ai adoré ça. C'est un ami qui avait envoyé ma candidature, en m'en avisant, évidemment. L'expérience a été extraordinaire. Pendant mon mandat, je me suis adressée aux adultes, mais aussi aux enfants. J'en garde un excellent souvenir. »

Dans une autre vie, Pauline Michel a aussi enseigné pendant quatre ans au Cégep de Sherbrooke et collaboré à divers projets télévisuels. dont celui de La maison de Ouimzie. Elle verrait bien sa coquine

Flavie et tout son clan prendre le chemin du petit écran. Mais elle n'est pas pressée.

« C'est une belle idée, mais on verra. Pour l'instant, je savoure le bonheur de faire vivre à l'écrit ces beaux personnages-là. Ils me sont très chers, j'ai toujours hâte de les retrouver. »

2016, l'année des projets

En plus de lancer le tome 2 de La vie de Flavie, Pauline Michel travaille sur un recueil de poésie pour adultes, Les fées insomniaques, qui devrait voir le jour au cours des prochains mois. Un projet ne vient jamais seul : l'écrivaine planche également sur le tome deux du roman Les amants de la dernière heure, écrit à quatre mains, avec Mario Pelletier, en 2011.

« Québec-Livres croit beaucoup en ce projet. La maison d'éditions a relancé le tome 1 sous le titre : Quand l'amour efface le temps. Mario et moi, on achève la suite, alors si je travaille fort, tout devrait s'emboîter. »

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