Les Paré s'en viennent en ville!

L'exposition La petite vie, créée en 2013 par... (Archives, Le Nouvelliste)

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L'exposition La petite vie, créée en 2013 par le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières, fera halte au Musée de la nature et des sciences l'été prochain.

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Pôpa, Môman, Thérèse, Réjean, Caro et tout le reste de la tribu des Paré passeront l'été prochain dans un endroit plutôt inattendu : le Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke (MNSS).

L'exposition La petite vie, créée en 2013 par le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières, a été réservée par l'établissement muséal sherbrookois pour la période estivale, soit du 1er juin au 19 septembre 2016. Il s'agit d'un projet-pilote pour tenter d'attirer une nouvelle clientèle et faire découvrir le reste du musée à des gens qui n'y mettraient pas les pieds autrement.

« Nous-mêmes, nous avons sursauté lorsque Marie-Claude Bibeau [l'ancienne directrice du musée, aujourd'hui députée de Compton-Stanstead et ministre du Développement international et de la Francophonie] a amené cette idée », rapporte Suzanne Bernard, présidente du conseil d'administration, et première à admettre que l'on semble s'éloigner de la mission scientifique et éducative du MNSS.

Elle se fait aussitôt rassurante. « Nous demeurons les chiens de garde de cette mission. On ne commencera pas à s'ouvrir à n'importe quoi. Mais une partie de notre mission, attendue du ministère de la Culture, est aussi de développer les relations avec le public. Nous réfléchissons donc aux moyens d'aller chercher une nouvelle clientèle. Pouvons-nous alors profiter de la visibilité d'une telle exposition? »

Plus de 100 000 visiteurs

Présentée de juin 2013 à septembre 2014, l'exposition La petite vie a attiré plus de 100 000 visiteurs au Musée québécois de culture populaire (un record pour l'établissement), dont 83 pour cent en provenance de l'extérieur de la cité de Laviolette. Elle est depuis offerte en itinérance et se trouve présentement à Saguenay.

L'exposition permet notamment de se promener dans les vrais décors de la comédie qui a tenu l'affiche de 1993 à 1998 à Radio-Canada (hormis les émissions spéciales). La petite vie détient le record de cotes d'écoute de tous les temps de la télévision québécoise (4,1 millions de téléspectateurs en 1995).

Suzanne Bernard ne cache pas qu'il y a aussi un objectif financier derrière cette idée. « Nos subventions n'ont pas été indexées depuis 2006. Ça fera donc dix ans l'an prochain. Nos coûts, eux, augmentent. L'an dernier, le musée a failli terminer l'année avec un déficit. »

Ce n'est donc pas pour rien si l'exposition a été prévue en été, soit en haute période touristique, pendant laquelle la fréquentation du musée est « tributaire de la température ».

Il n'est pas impossible non plus que le MNSS, qui a son propre centre

de production d'expositions, crée un pendant plus scientifique à l'exposition La petite vie.

« Nous avons déjà eu une exposition sur le cerveau humain. Pourrions-nous élaborer un volet sur l'humour et le rire d'un point de vue neurologique? Nous en sommes aux balbutiements de notre réflexion à ce sujet », mentionne Suzanne Bernard.

Le budget annuel du MNSS est d'environ 2 millions $.

Quant au futur successeur de Marie-Claude Bibeau, la période de candidature s'est terminée vendredi. Suzanne Bernard espère qu'un nouveau directeur ou une nouvelle directrice sera annoncé en février ou mars.

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