L'OSS offre le concert de Noël idéal

L'Orchestre symphonique de Sherbrooke a offert un de... (Spectre Média, Julien Chamberland)

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L'Orchestre symphonique de Sherbrooke a offert un de ses meilleurs concerts de Noël hier à la salle Maurice-O'Bready, devant près de 1400 personnes. La présence de la chanteuse torontoise Emilie-Claire Barlow en deuxième partie a suscité un bel enthousiasme de l'assistance.

Spectre Média, Julien Chamberland

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(Sherbrooke) Critique / Honnêtement, il fallait être bien difficile pour rechigner sur le concert de Noël qu'offrait hier après-midi l'Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS) : une première partie plus classique, consacrée à des cantiques de Noël anglais, et une deuxième jazz et pop, où se mélangeaient chansons d'hiver et de Noël, sans aucune ringardise, avec une chanteuse en or.

Bref, il y en avait pour les goûts de tout un chacun et c'était probablement un des plus beaux concerts de Noël de l'histoire de l'OSS, auquel ont assisté près de 1400 personnes à la salle Maurice-O'Bready. La présence d'Emilie-Claire Barlow a notamment illuminé toute la deuxième partie.

Il faut dire que la Torontoise s'exprime dans un français plus qu'honorable, qu'elle se démontre très attentionnée envers le public et bénéficie d'un charisme rare... en plus d'avoir un talent fou ainsi qu'une voix d'une enviable pureté et d'une impressionnante souplesse.

De quoi faire amplement oublier l'absence d'orgues d'église. Accompagnée de l'OSS et de son quintette jazz, Emilie-Claire a débuté par trois chansons de son plus récent album Clear Day, où elle a réarrangé dans un jazz orchestral des pièces extraites de différents répertoires. Elle a terminé par des classiques de Noël tels Christmas Song, Winter Wonderland et Sleigh Ride, cette dernière dangereusement contagieuse dans un rythme de samba.

On aurait d'ailleurs bien aimé que l'interprète livre le fabuleux scat qu'elle a immortalisé sur son album de Noël, mais dans cette interprétation déjà difficile et rapide, elle a préféré laisser le solo à son saxophoniste Kelly Jefferson.

Autre belle force du concert : on n'a pas tout adapté le répertoire pour l'orchestre. Au contraire, on a judicieusement laissé Emilie-Claire naviguer dans les bases du jazz, parfois accompagnée seulement de la guitare ou de la contrebasse. Des couleurs supplémentaires à ce concert déjà très bariolé.

Le public a particulièrement goûté deux moments en français (on vous le répète, rien n'avait été oublié) : Si j'étais un homme de

Diane Tell, merveilleusement orchestré, et le Jardin d'hiver de Henri Salvador. Le rappel a d'ailleurs été réservé à C'est merveilleux d'Édith Piaf.

Typique, visuel et varié

Excellent choix également du maestro Stéphane Laforest d'avoir consacré la première partie aux chants de Noël du Britannique John Rutter. Voilà un répertoire tout à fait approprié, choral, nouveau pour la majorité de l'assistance (à part peut-être le Shepherd's Pipe Carol) et permettant de réentendre la belle solidité des Chanteurs de l'Université Bishop's, encore une fois dirigés avec beaucoup de dextérité par Fannie Gaudette.

La musique était d'autant plus facile d'approche que Rutter est un digne descendant de Holst, Vaughan Williams et Elgar, trois compositeurs qui ont considérablement influencé la musique de cinéma. L'auditoire a donc bénéficié d'un univers très typique (avec les incontournables harpe et glockenspiel), visuel et varié, tantôt très rythmé, tantôt ouaté comme une berceuse.

Seule réserve : l'amplification du concert en première partie. Il faut dire que le sonorisateur ne l'avait pas facile, avec choeur classique et quintette jazz dans le même concert.

En fait, le seul défaut est d'avoir... trop bien travaillé! Non seulement entendait-on clairement les voix, mais aussi plein de petits bruits indésirables comme les partitions tournées ou l'estrade qui craque... ainsi que les moindres petits défauts des voix masculines, par exemple lorsque certains commençaient un quart de seconde trop tôt ou trop tard.

Un certain déséquilibre pouvait aussi s'entendre selon l'emplacement d'écoute. Par exemple, au parterre à droite, on entendait plus clairement les voix d'hommes (placées à... droite) que les voix de femmes.

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