Hola Bernard!

Bernard Adamus a démontré samedi au Boquébière que... (Spectre Média, Maxime Picard)

Agrandir

Bernard Adamus a démontré samedi au Boquébière que son nouvel album Sorel Soviet So What savait faire danser une foule.

Spectre Média, Maxime Picard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Il fallait être prévoyant pour voir Bernard Adamus au Boquébière samedi soir; ça faisait déjà trois semaines que tous les billets étaient vendus. Le jour même, sur les réseaux sociaux, les gens prenaient une chance : quelqu'un n'aurait pas ça, un billet de trop pour Adamus?

Le nouveau disque Sorel Soviet So What et tout particulièrement le succès radiophonique Hola les lolos ont probablement contribué à cette effervescence. Bernard Adamus n'a d'ailleurs pas hésité à jouer la quasi-totalité des pièces de ce troisième opus samedi. Malgré la rapidité et la complexité des paroles de celles-ci (Adamus n'est pas homme à refrains répétitifs), ils étaient nombreux dans la foule à les chanter par coeur avec entrain.

Le Montréalais l'a dit en entrevue : son nouveau répertoire se veut plus festif, surtout en comparaison avec l'album No 2, qui était dans l'ensemble assez sombre. Et ça marche : vous auriez dû voir le plancher de danse sur Donne-moi-z'en!

Adamus a également livré, d'une seule voix avec son public, ses classiques Brun (la couleur de l'amour), Rue Ontario, La question à 100 piasses et Hola les lolos - oui, cette dernière ne date que de l'été dernier, mais on la considère déjà comme un classique. Même si une partie du public la réclamait avec véhémence, il a toutefois passé par-dessus Acapulco. On devine une petite écoeurantite de sa part...

On avait devant nous un Bernard festif, donc, mais aussi terriblement touchant par moments. «D'habitude, plus je suis pénible dans une toune, plus ça parle au monde », a-t-il d'ailleurs remarqué avant d'entonner Les étoiles du match, nostalgique exception du troisième album.

Autre moment d'émotion : la chanson Fulton Road, qui tire son nom d'une charmante rue du nord de Sherbrooke. Le musicien s'est d'ailleurs remémoré la fois où il l'avait chantée au Sherblues, le poil hérissé sur les bras malgré la chaleur. Disons que les paroles « On était-tu ben dehors à bummer su'a Well » ne résonnent probablement aussi fort nulle part autant qu'au centre-ville de Sherbrooke...

En rappel, la foule a eu le droit à Ouais ben, pour « assouvir sa soif de stupre, de chair et d'alcool », avant d'être calmée par Le scotch goûte le vent. Adamus a mis le point final seul sur scène, se réaccordant - selon lui parce que ça paraît plus qu'il ne joue pas très bien de la guitare quand il n'est pas accompagné par ses musiciens - avant de livrer 2176.

Bref? Sorel Soviet So What devant public, ça marche. C'est 3-0 pour Bernard, définitivement un artiste à voir en spectacle; il sera d'ailleurs de retour dans la région au printemps au Pavillon des arts de Coaticook le 11 mars et au Théâtre Granada le 9 avril. Achetez vos billets à l'avance.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer