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Moi au carré : le début de la continuité chez Sursaut

Moi au carré raconte la recherche du «moi»... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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Moi au carré raconte la recherche du «moi» perdu parmi tant d'autres. Les trois personnages sont interprétés par Amandine Garrido Gonzalez, Jasmine Inns et Xavier Malo.

Spectre Média, Jessica Garneau

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) L'adolescence est une période riche de questionnements, de quêtes, de rêve et d'angoisse. C'est dans ce terreau fertile que la chorégraphe Stéphanie Brochard a puisé sa toute première création pour la compagnie de danse sherbrookoise Sursaut.

Francine Châteauvert et Stéphanie Brochard... (Spectre Média, Jessica Garneau) - image 1.0

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Francine Châteauvert et Stéphanie Brochard

Spectre Média, Jessica Garneau

La jeune femme, interprète chez Sursaut depuis 2008 et assistante à la direction artistique depuis 2011, s'est inspirée de son vécu, confie-t-elle, pour franchir cette étape importante où la compagnie de danse tout juste trentenaire dévoile une nouvelle création qui n'est pas l'oeuvre de Francine Châteauvert.

« C'est le début d'une nouvelle signature chorégraphique, dit Mme Châteauvert. Il y a une continuité, une parenté, mais c'est le projet de Stéphanie et j'y adhère totalement. J'ai hâte de voir la réaction de ceux qui suivent de près la compagnie. »

En coulisses mardi, soir de dévoilement de Moi au carré (MOI2), la chorégraphe et son assistante inverseront donc les rôles.

Et pour la première fois aussi, Stéphanie Brochard ne sera pas sur scène. « Comme interprète, on se donne à 100 pour cent, mais quand on sort de scène, c'est fini. En tant que chorégraphe, ça n'arrête jamais. Ça nous habite tout le temps », constate-t-elle.

« C'est ma première expérience de cette envergure. J'ai fait de courtes créations dans le passé, mais voir à tout (l'orchestration, les décors, les danseurs...), jamais. C'est toute une équipe qu'il faut amener à servir le spectacle », ajoute-t-elle avec une hâte à peine teintée de doute.

« Je trouve ça super intéressant d'être l'oeil extérieur et de ne plus porter le poids de la création, enchaîne Francine Châteauvert. Je suis prête à ça. Et j'apprends beaucoup de Stéphanie. Je la guide un peu, mais je la laisse développer sa vision. Parce que ça ne s'enseigne pas, être chorégraphe. »

Voilà plus de deux ans que Francine Châteauvert parle publiquement de préparer la relève.

« Ce n'est pas ma retraite de la chorégraphie, rassure-t-elle. J'ai encore des idées. J'ai encore le goût de créer, mais je ne veux plus de la pression de faire des productions de 50 minutes pour le jeune public. Pour l'instant, je n'ai rien à dire, alors je me tais! J'ai senti que c'était le moment de prendre une pause et que c'était le temps avec Stéphanie », ajoute Mme Châteauvert en racontant la belle complicité qu'elles ont développée au fil des années.

« Sa vision artistique est très proche de la mienne, et vice-versa. C'est important pour avoir de la conti-nuité dans la compagnie. »

Le thème de cette première création s'est imposé de lui-même à Stéphanie Brochard. Depuis déjà quelques années. Comme un appel de l'intérieur, de l'inconscient.

« J'ai voulu explorer comment on se place les uns par rapport aux autres. Leur influence sur nous. L'influence aussi du vestimentaire et de l'accessoire. Les exclusions », explique la chorégraphe de Moi au carré.

« Comment on reste soi-même dans un groupe dans une période de la vie où on développe son image de soi », complète son assistante.

Pour arriver à traduire en mouvements son message et sa vision, Stéphanie Brochard ne cache pas avoir fait appel à sa mère, Kathy Brochard, qui évolue elle-même dans le monde de la danse. « J'ai eu besoin d'aide pour me donner un point de départ, confie-t-elle. Ça m'a beaucoup groundée. »

Le scénario qu'elles ont élaboré est ensuite devenu comme un point d'ancrage, d'où on s'éloigne pour mieux trouver, mais où on n'hésite pas à revenir quand on croit s'être égaré. Si bien que le nom de la mère et de la fille se retrouvent maintenant au même générique.

Alors que Sursaut s'adresse le plus souvent aux 4 à 12 ans, la compagnie de danse espère rejoindre les 8 ans et plus avec Moi au carré. « C'est une mission que je m'étais donnée de rejoindre un public plus adolescent, dira la nouvelle chorégraphe. Mais je pense que Moi au carré vise plus large que ça. Le public nous le dira. »

L'étape de la première présentation devant public franchie, Stéphanie Brochard retournera peaufiner sa création le temps de voir l'avenir que le public réserve à Moi au carré.

Et elle retournera danser La cigale et la fourmi (2013), en tournée au Québec, et Boo! (2009), appelée en Colombie-Britannique en février et mars.

Toujours dans cet esprit de préparer la relève, Francine Châteauvert caresse pour sa part un projet pour les tout-petits avec une autre interprète de la troupe, Amandine Garrido Gonzalez. Elle doit aussi créer un complément à La cigale et la fourmi en vue de sa présentation en Chine en 2016, sur la trace d'une autre création de Sursaut qui a pu partir à deux reprises en tournée au pays du soleil levant depuis 2012.

Mais pour ça, rassure-t-elle dans un grand sourire, elle a encore plein de choses à dire!

VOUS VOULEZ Y ALLER?

Moi au carré

Sursaut

Mardi 8 décembre, 19h30

Salle Maurice-O'Bready

Entrée : 22$ (moins de 25 ans : 14$)

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