• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Entrevue évolution avec William Deslauriers 

Entrevue évolution avec William Deslauriers

Au début de 2015, William Deslauriers annonçait la... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Au début de 2015, William Deslauriers annonçait la sortie d'un premier minidisque en anglais. Surprise! Voici que paraissait hier son troisième bébé, baptisé Le courant passe, comportant onze nouvelles chansons... et pas une seule dans la langue de Shakespeare.

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Au début de 2015, William Deslauriers annonçait la sortie d'un premier minidisque en anglais. Surprise! Voici que paraissait hier son troisième bébé, baptisé Le courant passe, comportant onze nouvelles chansons... et pas une seule dans la langue de Shakespeare. Que s'est-il passé? Rien. Ça s'est passé ainsi, tout simplement, répond le principal intéressé. Pour la même raison qu'il a maintenant les cheveux longs, quelques tatouages de plus, une voix beaucoup plus assise... Il a simplement évolué, dit-il. Il n'a plus 17 ans comme lorsque les gens l'ont connu à Star Académie en 2009. Il en a 25, est heureux comme jamais de sa vie à Victoriaville et n'a envie que d'une chose : remonter sur scène au plus vite.

As-tu abandonné l'idée de ton minidisque en anglais?

Le minidisque est fait : il n'est simplement pas sorti. C'est juste qu'un jour, j'ai écrit une chanson en français, Je suis une machine, et que, bien humblement, je l'ai trouvée

bonne, dans un français aussi assumé que lorsque je chante en anglais. Ça m'a comme rouvert le monde francophone. C'est comme si j'avais trouvé la clef dans un grand trousseau pour débarrer le cadenas.

Cette chanson parle-t-elle d'un de tes proches que tu as perdu?

Je l'ai écrite pour un ami qui a créé une fondation, le Pont vers l'autonomie, parce que son frère est décédé de la dystrophie musculaire l'an dernier. C'est un philanthrope de 25 ans qui déplace beaucoup d'air. Il m'a demandé d'essayer de faire une toune sur son frère. J'ai eu cette phrase qui m'est venue à l'esprit : « Je suis une machine qui a manqué d'huile à mi-parcours. » Je suis très fier de cette chanson, car elle est reliée à un organisme de mon patelin, au monde de chez nous. D'ailleurs, si je suis retourné vivre à Victo il y a deux ans, c'est parce que je n'arrivais pas à m'habituer à la ville. Je survivais. Je m'aseptisais. J'ai compris le jour où j'ai visité un appartement au-dessus de mes moyens et que le vendeur me vantait les 16 pieds carrés de terrain...

Tu as quitté les Productions J de ton propre chef il y a maintenant plus de deux ans. Comment vis-tu ton indépendance?

Je suis resté en super bons termes avec les Productions J, mais partir m'a ouvert tellement de portes! Dans ma tête, tout changeait à partir de là. Au début, ça m'a fait assez peur. Je pensais que les deux années à venir seraient assez tranquilles. Mais j'ai reçu des appels de cinq producteurs différents. J'étais hyper flatté! Mais ça ne me tentait pas de me retrouver au même point. Jusqu'à ce qu'André di Cesare (Disques Star) me téléphone : « Le kid, je trippe sur toi! Viens me rencontrer. » On s'est courtisé trois ou quatre mois. Nos discussions m'ont beaucoup fait évoluer. Ce que j'ai aimé d'André, c'est qu'il le fait pour le projet, pas pour lui. La passion, c'est ça qui me guide.

Parle-moi de Jean-Guy Prince, ton nouveau collaborateur aux textes?

C'est un Jedi des mots! Lorsque mon gérant me l'a présenté, la première demi-heure a été la rencontre d'un gars sans ego avec un autre gars qui en avait un. Mais à partir de la 31e minute, on s'est compris complètement. C'est devenu ma deuxième blonde! Je suis super fier de m'être ouvert à cette collaboration, même si je suis auteur-compositeur.

Est-ce que je me trompe ou cet album est un peu plus rock?

Pour moi, ça reste du folk country, qui a toujours été ma source. Pour moi, rock, ça veut dire Éric Lapointe. Il y a peut-être juste la chanson Gravité qui est plus dans ce style.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer