Le Mondial des cultures dans le rouge

Pour une deuxième année consécutive, le Mondial des cultures de Drummondville... (Archives La Tribune, Frédéric Côté)

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Yanick Poisson
La Tribune

(DRUMMONDVILLE) Pour une deuxième année consécutive, le Mondial des cultures de Drummondville n'a pas été en mesure de faire ses frais, essuyant un déficit de 54 349 $. On attribue ce manque à gagner à une diminution d'achalandage d'environ 10 % par rapport à l'année précédente.

« Nous sommes un peu déçus de la participation des gens l'été dernier. Il y a de multiples raisons pour expliquer ça dont les changements que nous avons apportés afin de bonifier l'expérience et l'organisation d'un paquet d'événements gratuits en marge du 200e anniversaire. Nous ne sommes pas le seul événement au Québec à avoir subi un recul, cela dit. L'offre est plus grande et la disponibilité des dollars-loisirs diminue », analyse le directeur général de l'événement majeur, Charles Guillemette.

À titre comparatif, les revenus en lien avec les entrées au parc Woodyatt sont passés de 379 000 $ à 285 500 $.

Il a donc fallu réduire substantiellement les dépenses afin d'éviter que ne se crée un véritable gouffre financier. À sa décharge, le Mondial a tout de même fait des pas de géants par rapport à l'an dernier. En 2014, il avait enregistré un déficit de 134 000 $.

« Nous avons coupé dans le budget, modifié notre structure de dépenses, travaillé avec nos fournisseurs, notamment en lien avec la technique où il y avait un problème. Nos nouvelles ressources nous ont également amené de nouvelles façons de faire et permis d'économiser », explique le grand manitou du rendez-vous folklorique.

Augmenter les revenus

Selon M. Guillemette, le Mondial a fait l'essentiel pour assainir ses dépenses et il a d'ailleurs été félicité en ce sens par la firme de comptable RDL Drummondville, responsable de la vérification des états financiers. Il faudra donc que l'organisation trouve des façons de bonifier ses revenus.

Il espère, entre autres, produire un nombre accru d'événements en dehors du Mondial, comme il l'a fait pour les réveillons du 31 décembre du 200e anniversaire et pendant les Jeux du Québec. On travaillera également à améliorer l'achalandage et profiter du 35e anniversaire pour faire découvrir la nouvelle formule du Mondial à un maximum de festivaliers.

« Nous allons poursuivre notre plan stratégique et miser sur une expérience intégrée, les gens ne viendront pas simplement pour voir des spectacles, ils viendront vivre une expérience. Nous avons marqué des points sur plusieurs tableaux avec notre renouveau de cette année, il faudra faire connaître nos bons coups et corriger nos moins bons », estime le directeur.

Ce dernier estime que l'engouement entourant la 35e présentation du Mondial et les succès appréhendés pour les années subséquentes permettra de renflouer le déficit dans un horizon de trois ans.

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