Dans les pas de Piaf

Florence K et Sylvie Moreau font partie du... (Imacom, Jessica Garneau)

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Florence K et Sylvie Moreau font partie du spectacle Piaf a 100 ans. Vive la môme!, créé dans le cadre des FrancoFolies et présenté mercredi au Théâtre Granada. En compagnie des Marie-Thérèse Fortin, Betty Bonifassi, Daniel Lavoie et Yann Perreau (également metteur en scène), elles revisitent le répertoire de la grande dame de la chanson française.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(Sherbrooke) Piaf aurait eu 100 ans en décembre. Yann Perreau a eu l'idée de célébrer l'anniversaire de la môme sur planches, avec une belle brochette d'interprètes. D'abord présenté dans le cadre des FrancoFolies, le spec-tacle qu'il a conçu se balade au Québec ces jours-ci. Mercredi, c'est ici qu'il s'arrête.

En amont des représentations, Florence K et Sylvie Moreau ont fait un saut à Sherbrooke. Ensemble, elles ont raconté le pourquoi et le comment de cette belle aventure scénique qui, de prime abord, aurait pu être casse-gueule. Parce que Piaf, c'est Piaf.

« C'est audacieux de s'attaquer à un monument, mais à la base, on était en confiance, puisque c'est une idée de Yann et qu'il est un fan fini de la chanteuse. Parce qu'il connaissait vraiment beaucoup son univers, il a fait de bons choix, cohérents et sensibles. C'est un plaisir de travailler avec lui. Comme metteur en scène, il a cette douceur dans l'approche. Et Yves Desrosiers, qui assume la direction musicale, est un créatif qui ne dénature jamais l'essence des chansons. Tout ça a mené à la conception d'un spectacle qui est comme un petit bijou », expliquent les deux interprètes, qui partagent la scène avec Marie-Thérèse Fortin, Betty Bonifassi, Daniel Lavoie, ainsi que Yann Perreau, bien sûr.

L'une et l'autre soulignent l'esprit de groupe qui colore le projet, depuis les débuts.

« On n'est pas caché derrière les rideaux à attendre notre tour. On est tous sur scène, tout le temps, ensemble. Ça crée quelque chose d'unique. J'adore cette dimension collective », mentionne Florence K.

Atmosphère de bistrot

L'atmosphère qu'a voulu recréer Perreau est celle des bistrots parisiens qu'a fréquentés celle à qui l'on doit La vie en rose. Le spectacle n'est pas que tour de chant. Une trame tresse des liens, tisse une histoire.

« On entre véritablement dans le monde de Piaf », résume Sylvie Moreau qui, pour donner du corps à son interprétation, s'est abondamment tartiné les oreilles du répertoire de la grande dame de la chanson française.

« J'aime les vies assumées. Piaf a embrassé la sienne avec tout ce qu'elle amenait, les bouleversements comme le reste. Elle a eu un parcours unique, depuis l'enfance, jusqu'à la fin. C'était une femme d'absolu. Elle était dans l'appel de tout, elle était capable de tout accueillir. On le ressent dans chacune des fibres de sa voix, dans sa présence, son élan. Je l'ai beaucoup écoutée en voiture et parfois, il fallait que je m'arrête. C'était tellement concentré, il y avait un tel condensé d'émotions! »

Sur scène, on n'a pas sacrifié l'émotion. Mais on a introduit de la légèreté avec le personnage de Simone Berteaut, soeur de coeur d'Édith, incarnée par Marie-Thérèse Fortin.

 « Momone raconte cette histoire dans une mise en scène à la fois charmante, vraie et simple. Elle amène une espèce de gouaille agréable. Elle relie les fils. Tout ça rend formidablement justice à Piaf. »

Chacun a hérité de différentes chansons, certaines plus connues, d'autres moins. Les révéler toutes briserait l'effet de surprise. « Mais je peux vous dire que je chante Mon Dieu, entre autres. Et que c'est la première fois que je me sens comme une interprète à part entière », indique Florence K.

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