Suivre sa voix avec Rosa

Avant de devenir la finaliste de l'équipe d'Éric Lapointe à La voix au... (Photo La Presse, Olivier Jean)

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(Sherbrooke) Avant de devenir la finaliste de l'équipe d'Éric Lapointe à La voix au printemps dernier et de lancer, six mois plus tard, son premier album, Rosa Larrichiuta avait déjà tout un parcours derrière elle. Née à Montréal, elle a grandi dans le quartier Saint-Léonard. À peine a-t-elle atteint sa majorité qu'elle a été engagée comme animatrice dans un bar où le karaoké était à l'honneur. Sans jamais avoir suivi de cours de chant, elle prenait le micro dès qu'elle le pouvait. Elle s'en donnait à coeur joie, surtout lorsque venait le temps d'interpréter les succès de ses idoles, Melissa Etheridge, Pink et Tina Turner.

Comment cet emploi a-t-il changé ta vie?

J'ai fait ça pendant sept ans et j'ai adoré. J'ai toujours été extravertie et très sociable. Même enfant, je n'étais pas gênée et j'étais toujours de bonne humeur. En travaillant au karaoké, j'ai découvert que chanter me rendait encore plus heureuse. Puis un soir, un producteur m'a remarquée et m'a demandé si je voulais aller chanter dans des casinos luxueux en Asie.

Aussitôt qu'on m'a dit que je chanterais six soirs par semaine, j'ai dit oui. J'ai foncé sans trop penser, car c'est ce que je voulais faire : chanter le plus possible. Trois semaines plus tard, j'étais dans l'avion. Le voyage s'est étiré sur dix ans, entre la Corée du Sud, Hong Kong, Macao, Dubaï et l'Indonésie. Mes années en Asie m'ont ouvert les horizons. Ma perspective sur la vie a changé. J'ai appris que le monde est énorme et que ce qu'on pouvait faire avec nos rêves était aussi énorme.

Pourquoi es-tu revenue et que s'est-il passé entre ton retour et ton passage à La voix?

Je suis revenue parce que j'avais envie de stabilité, de m'acheter un chien et de rencontrer quelqu'un. Mes parents se séparaient et je voulais aussi être là pour eux. J'ai continué à chanter dans des mariages et des événements privés tout en étant agente de sécurité. Enfant, je voulais être policière et j'ai toujours aimé les uniformes. C'est lorsque j'étais agente de sécurité que j'ai rencontré mon amoureux, qui travaille maintenant pour la Sûreté du Québec. Et c'est pour le suivre que j'ai déménagé, il y a trois ans, au Nouveau-Brunswick. Je l'aime tellement! Des fois, j'ai peur que ce soit trop. Ce matin, j'étais dans la rue Wellington et entre deux entrevues, je suis allée me faire tatouer son nom de famille dans le cou!

Qu'as-tu appris de ton passage à La voix?

Je pensais que j'avais tout fait en Asie et j'étais heureuse. Je n'avais pas de plan de carrière. Mais là, un autre monde s'ouvrait à moi. J'étais nerveuse à cause de la télévision, mais moi, quand tu me laisses lousse sur scène... Bouf! Je prends ma place. Éric [Lapointe] ne m'a jamais vraiment donné d'autre conseil que de m'amuser. On se reconnaît l'un dans l'autre. On est des rockeurs. Lui un peu plus que moi. Moi, je suis une rockeuse plus zen qui fait du yoga en sortant de scène!

Comment as-tu accueilli ton premier album et quelle sera la suite?

C'est un privilège et je suis honorée. C'est tout un high de chanter mes propres chansons, d'avoir mon album. Même si ce n'est pas moi qui les ai composées, les chansons parlent de mes expériences, de mes émotions. Il est question principalement d'amour, de la scène, de voyages et de retours. En janvier, je ferai un album d'interprétations en anglais, qui devrait être lancé au printemps. On mélangera les chansons de l'album en français et de celui en anglais pour mes spectacles qui débuteront en 2016.

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