L'année des mots

Marianne Verville, auteure, slameuse et poète, Raphaël Bédard-Chartrand,... (Imacom, Frédéric Côté)

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Marianne Verville, auteure, slameuse et poète, Raphaël Bédard-Chartrand, directeur général des Correspondances d'Eastman, Véronique Grenier, chroniqueuse et auteure de théâtre, et Andrée A. Michaud, romancière, sont les lauréats2015 des Prix en arts et culture en Estrie. Le quatuor a reçu ses trophées hier soir lors de l'Apéro culturel du Conseil de la culture de l'Estrie, organisateur de l'événement.

Imacom, Frédéric Côté

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Les mots sont les grands gagnants de la 6e remise des prix en arts et culture en Estrie, qui se tenait hier au restaurant ÔChevreuil de Sherbrooke. Par le plus grand des hasards, les jurys ont décerné leurs prix à une auteure de romans policiers, une slameuse et poète, une chroniqueuse et auteure de théâtre ainsi qu'à un festival d'écriture épistolaire.

En clair, les quatre prix ont été remis à Andrée A. Michaud, à Marianne Verville, à Véronique Grenier et aux Correspondances d'Eastman. La première a remporté le plus prestigieux, soit le Prix du CALQ pour l'oeuvre de l'année en Estrie, assorti d'une bourse de 5000 $. C'est son roman Bondrée, déjà auréolé d'un prix littéraire du Gouverneur général, qui lui a valu cette reconnaissance du Conseil des arts et lettres du Québec.

« En fait, c'est le quatrième prix remporté par Bondrée... et je ne m'en lasse pas », de commenter la lauréate, qui était venue directement de Saint-Sébastien, son village d'origine, où elle est retournée vivre il y a maintenant trois ans. « Depuis mon retour, mon appartenance s'affirme. Ça m'a prouvé que je suis vraiment Estrienne. »

La romancière a notamment dédié son prix à son père, qui lui a fait connaître le coin où se déroule l'action de Bondrée (juste de l'autre côté de la frontière américaine). « Cette beauté du monde dans laquelle je suis née, ces paysages de l'Estrie sont devenus mon inspiration. Être près de la nature m'aide à écrire », souligne celle dont le prochain roman, en cours d'écriture, se déroulera justement à Saint-Sébastien.

« Consommez-en abusivement »

À l'opposé, Marianne Verville, gagnante du Prix Relève, est une native de la banlieue montréalaise (Varennes) qui a adopté l'Estrie il y a maintenant sept ans. Le Conseil de la culture de l'Estrie lui a attribué la bourse de 500 $ pour la création de l'album de poésie mise en musique Les jours périlleux et pour son spectacle solo Brassée, mélangeant théâtre et poésie.

« Je ne sais pas si c'est moi qui ai adopté la région ou l'inverse, mais je sais que ça aurait été beaucoup plus difficile, si j'avais été à Montréal, de faire ma place professionnellement. Le milieu culturel estrien est vraiment effervescent. »

« J'espère surtout ne pas être la dernière à être soutenue, qu'il y en aura plein d'autres après moi », d'ajouter celle qui a appelé les diffuseurs, lors de ses remerciements, à faire preuve d'audace en programmant des spectacles de poésie. « Plus vous allez en mettre, plus les gens voudront en voir. »

Véronique Grenier, gagnante du prix Coup de coeur (nouveau de cette année et également accompagné d'une bourse de 500 $), a plutôt interpellé le public. « Bouffez-en, de la culture! Consommez-en abusivement! C'est la meilleure façon de dire aux personnes qui veulent la couper que nous ne sommes pas d'accord. »

Chroniqueuse à l'hebdomadaire La Nouvelle et pour la revue Urbania,

Véronique Grenier a remporté ce prix pour sa pièce de théâtre Toé pis moé, présentée au Festival Saint-Ambroise Fringe 2015.

S'il y avait moins de prix que l'an dernier (quatre au lieu de six), c'est que le Conseil de la culture de l'Estrie s'ajuste selon les partenaires financiers, qui vont et viennent.

« Certains se sont désengagés cette année. Mais nous avons développé autre chose, comme le prix Coup de coeur, qui est très significatif pour nous. Et nous avons déjà des idées pour l'an prochain », souligne Sylvie Bergeron, présidente du CCE.

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