L'art au service de la mobilité

La salle de montre du Toyota Sherbrooke a... (Imacom, Maxime Picard)

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La salle de montre du Toyota Sherbrooke a été vidée de ses véhicules pour accueillir les 45 artistes-peintres de la région qui ont accepté l'invitation de la Fondation du Centre de réadaptation Estrie pour participer à la troisième édition du Grand Salon des arts de Sherbrooke.

Imacom, Maxime Picard

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) Un concessionnaire automobile n'est pas le premier endroit auquel on pense quand vient le temps de recréer une galerie d'art et pourtant, le résultat est impressionnant.

Pour une troisième année, le Gand Salon des arts de Sherbrooke au profit de la Fondation du Centre de réadaptation Estrie se tenait à l'intérieur de la salle de montre de Toyota Sherbrooke où plus de 1000 oeuvres de 45 artistes-peintres de la région étaient exposées tout le week-end à la place des derniers modèles automobiles. En plus des frais d'entrée, 20 % des ventes de tableaux étaient directement remis à la Fondation, de sorte que ce sont 20 000 $ qui ont été amassés au terme de l'événement, soit 10 000 $ de moins que l'an dernier. Malgré tout, les artistes mentionnaient apprécier leur expérience.

« Ça nous donne l'occasion d'échanger avec une clientèle qui ne vient pas normalement voir mes expositions en galerie », soulignait l'artiste Louise Lacourse, comme plusieurs de ses collègues. Ceux-ci ont profité de l'occasion pour se faire connaître du public sherbrookois et pour discuter avec les curieux des différentes techniques utilisées dans la conception de leurs oeuvres.

Mais ceux qui profiteront surtout de l'événement, ce sont les patients du Centre de réadaptation Estrie (CRE). Grâce aux montants amassés dans le passé par la Fondation, de nombreux projets ont pu être mis sur pied comme un jardin thérapeutique ou un escalier interactif.

« Dans le jardin, nous avons installé plusieurs obstacles qui sont instables, comme du gravier qui permet à nos patients de s'habituer à ce type de surface », explique Marie-Eve Langlais, chef de programme au CRE.

Les fonds de la Fondation permettent également à certains patients de profiter d'équipements personnalisés à leur condition, comme lorsqu'un enfant a eu à se faire installer des pentures sur sa prothèse afin de lui permettre de réaliser des changements de direction sur son vélo.

« Le réseau de la santé, on le sait, n'a pas les budgets pour ce genre d'attentions personnalisées, soutient Mme Langlais. C'est là que la Fondation arrive en soutien. »

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