• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Quand Alice Cooper rencontre la Mélodie du bonheur 

Quand Alice Cooper rencontre la Mélodie du bonheur

Francis Gagnon, Philippe Coulombe et Sylvain De Carufel... (Photo fournie)

Agrandir

Francis Gagnon, Philippe Coulombe et Sylvain De Carufel forment le trio Jardin mécanique.

Photo fournie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(MAGOG) Une multitude de mythes et de croyances sont rattachés aux soirs de pleine lune et aux vendredis 13. Les membres de Jardin mécanique ne le savent que trop bien et s'efforcent d'être le plus souvent possible en spectacle quand de tels moments se présentent.

Jardin mécanique a vu le jour en 2009. Formé de Philippe Coulombe, Sylvain De Carufel et Francis Gagnon, ce groupe détonne dans le paysage musical québécois, autant en raison de son approche sans compromis que de la facture visuelle et sonore de ses spectacles.

Même s'ils ne sont que trois, les membres du groupe ont monté un opéra rock qu'ils promènent à travers la province. Leur spectacle raconte l'histoire de trois évadés de l'asile qui décident de faire du théâtre et qui, pour avoir un public, kidnappent des passants et les lobotomisent.

Sur scène, le trio est costumé et maquillé de manière à créer une ambiance à la fois glauque et burlesque. Des vidéos macabres sont projetées derrière les musiciens, ce qui contribue à assombrir l'ambiance.

« Ce qu'on livre dans le fond, c'est de l'horreur humoristique, lance Sylvain De Carufel. Notre objectif n'est pas de faire peur, mais de provoquer le rire. Je dis souvent qu'on est un heureux mélange entre Alice Cooper et la Mélodie du bonheur. »

Pour obtenir des textes qui suscitent encore plus le rire, Jardin mécanique a travaillé avec François De Grandpré, scripteur du groupe humoristique Les Grandes Gueules. « Il nous a donné une dizaine de blagues et elles marchent vraiment bien », indique Sylvain.

Du classique dans le métal

Les membres de Jardin mécanique ont des influences musicales variées. Cela dit, la musique orchestrale de la fin des années 1800 et de la première moitié du XXe siècle constitue une source d'inspiration tout à fait incontournable pour eux.

« La musique orchestrale de cette époque influence beaucoup notre travail, reconnaît Sylvain De Carufel. Par contre, ce n'est pas toujours facilement perceptible pour le public, parce qu'on est seulement trois pour interpréter les pièces et qu'on est quand même de notre époque, ce qui tend aussi à modifier le son. »

Sylvain et ses deux acolytes adorent par ailleurs la musique métal. « Martyr nous a pas mal inspirés, tout comme les groupes Voivod et Gorgot. Le métal est riche au Québec et il se distingue par rapport à ce qu'on trouve à l'extérieur. »

Considérant l'affection qu'éprouvent les membres de Jardin mécanique pour ce style musical, on est peu surpris d'apprendre qu'un des musiciens de Voivod, en l'occurrence Daniel Mongrain, a composé une des chansons qui se retrouvent sur leur dernier album.

L'écriture d'un roman développant les histoires macabres imaginées par le groupe est déjà commencée. Et Sylvain De Carufel aimerait par surcroît qu'une bande dessinée fasse un jour partie des produits dérivés. « On veut créer un univers et une marque forte », confie-t-il.

Note de la rédaction

La formation Jardin mécanique a annoncé jeudi que son spectacle prévu vendredi soir au Cabaret Eastman devait être annulé pour des raisons incontrôlables. Nous publions, en dépit de cette malchance, l'entrevue réalisée récemment avec le groupe par notre journaliste Jean-François Gagnon, en attendant qu'une nouvelle date de spectacle soit annoncée dans la région.

Le trio peut aussi être entendu sur deux albums, La sinistre histoire du Théâtre Tintamarre, épisode 1 (2012) et épisode 2 (2014).

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer