Les «quand on» de l'Est

J'ai toujours appris que, dans la locution « quand on », on doit... (Archives, La Tribune)

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) J'ai toujours appris que, dans la locution « quand on », on doit faire la liaison comme si le d était un t. Notre professeur de rhétorique était d'ailleurs assez intransigeant.
Si nous disions « quand on » sans liaison, il nous disait que nous parlions « bébé ». Je sais bien que dans la locution « quant à », c'est effectivement un t et on fait la liaison, mais dans « quand on », qu'est-ce que c'est, au juste?

Jean-Claude Thibodeau
Sainte-Catherine-de-Hatley

À mon grand étonnement, la Banque de dépannage linguistique de l'Office québécois de la langue française classe parmi les liaisons facultatives celle suivant la conjonction quand. J'étais moi aussi certain qu'elle faisait partie des liaisons obligatoires.

Mais attention, si cette liaison est facultative, elle est quand même fortement conseillée, surtout lorsqu'on se trouve dans un niveau de langue plus élevé. Votre professeur de rhétorique, qui souhaitait sans doute que vous adoptiez un niveau de langue soutenu, avait donc raison de vous forcer à dire « quand (t)on ». D'ailleurs, certains ouvrages considèrent cette liaison comme « quasi obligatoire ».

La plupart des ouvrages de difficultés comportent une liste des liaisons obligatoires (on dira toujours les (z)amis et jamais les (h)amis), de liaisons interdites (on n'entendra jamais les enfants (z)arrivent parce que la liaison ne se fait jamais entre un verbe et son sujet) et de liaisons facultatives.

Maintenant, pourquoi le d se transforme-t-il toujours en t lorsqu'il se lie? En effet, il n'y a pas que les « quand on », mais aussi les « quand il », les « entend-elle », les « grand (t)homme »...

Il s'agit d'un héritage du français du Moyen Âge. À cette époque, toutes les consonnes finales se prononçaient, sauf qu'elles

se dévoisaient, c'est-à-dire qu'on cessait d'utiliser les cordes vocales pour les prononcer. Et en linguistique, le t est un d dévoisé. Prononcez les deux consonnes une à la suite de l'autre et vous verrez ce que je veux dire.

En revanche, pour d'autres consonnes, on est revenu à

la consonne voisée. C'est pour cette raison que le s devient z et que le f devient v lorsqu'ils se lient.

Faites les (z)efforts nécessaires.

Je viens d'avoir neuf (v)ans!

Perles de la semaine

Quelques pensées politiques de nos étudiants pour inspirer le nouveau cabinet de Justin Trudeau...

Il faut penser à l'écologie : par exemple, replanter des fleurs

et des arbres, laisser les chenilles devenir des papillons ou encore tailler régulièrement les haies.

Les États-Unis ont beau être

les maîtres du monde, ils sont moins nombreux que les Chinois, et la quantité, ça compte.

L'Asie est principalement dominée par les Chinois, qui envahissent le monde telles de petites fourmis creusant des tunnels.

Les pays pauvres se sont quasiment tous rassemblés en Afrique. Ils auraient plutôt dû se rapprocher des États-Unis, comme l'ont fait le Mexique et le Canada.

Au Japon, le manque de place oblige les autorités à construire des aéroports sous-marins.

Questions ou commentaires?

Steve.bergeron@latribune.qc.ca.

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