• La Tribune > 
  • Arts 
  • > Les moyens de pression plombent l'achalandage du Salon du livre 

Les moyens de pression plombent l'achalandage du Salon du livre

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Les inquiétudes entourant les moyens de pression auront finalement eu un impact sur l'achalandage jeunesse au Salon du livre de l'Estrie.

Avec 13 100 visiteurs, dont 1300 élèves durant les deux premiers jours de l'événement, la directrice générale Ghislaine Thibault estime que les résultats sont décevants, mais compréhensibles compte tenu du contexte des moyens de pression qui ont privé le salon de plusieurs groupes scolaires.

«Ça a eu un impact c'est certain, mais on est très reconnaissants envers les enseignants qui ont pris de leur temps pour accompagner les élèves, note-t-elle. Les 1300 élèves sur deux jours, dans les conditions actuelles, c'est excellent.»

Le chiffre magique pour Mme Thibault et l'organisation était celui de 14 000 visiteurs, un objectif plus modeste que les 14 600 de l'an dernier en raison, justement, du contexte unique à l'édition 2015. L'écart de visiteurs entre les deux salons correspond au nombre d'élèves qui ne se sont pas rendus au salon, explique la directrice générale.

«On est surtout déçus pour les jeunes qui n'ont pas pu venir, mais malgré cela, c'est une édition satisfaisante, les ventes ont été bonnes pour la majorité des éditeurs», commente-t-elle.

Les autres victimes collatérales, les auteurs et auteures jeunesse, se sont eux aussi montrés compréhensifs de la situation, aux dires de Mme Thibault.

«C'est certain que le jeudi, ils étaient déçus, mais samedi ça n'arrêtait pas et ils avaient tous l'air très heureux de l'achalandage, avance-t-elle. C'est vrai que certains auteurs vendent moins, mais d'autres fracassent des records année après année, tout est une question de clientèle.»

Les parents à la rescousse

En dépit de l'achalandage scolaire au ralenti à l'ouverture du salon, Mme Thibault indique que les familles semblent avoir pris le relais. Selon elle, plusieurs jeunes qui n'ont pu profiter du salon lors des premiers jours y sont venus avec la famille durant le week-end.

«Ce matin (dimanche), je regarde autour de moi et ce sont deux enfants pour un adulte. Je ne vois pas très loin à l'horizon tellement c'est rempli, explique-t-elle. Samedi, il y avait un poney de l'Écurie Royale, Tempête, qui a vraiment été la coqueluche de la matinée, les enfants sont venus en grand nombre pour le voir.»

«Le plus important, c'est que les enfants aient accès à la culture», poursuit-elle. Un accès plus limité cette année, mais qui, malgré les péripéties, n'a pas empêché le salon de se clore sur une note positive.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer