Go West, Gloria récompensé

Élisabeth Tremblay (Tu vivras pour moi) et Sarah... (Imacom, Maxime Picard)

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Élisabeth Tremblay (Tu vivras pour moi) et Sarah Rocheville (Go West, Gloria) ont respectivement remporté le prix Suzanne Pouliot et Antoine Sirois ainsi que le prix Alfred-DesRochers, remis par l'Association des auteures et auteurs du Québec pour récompenser une création destinée à un lectorat de 6 à 16 ans et une oeuvre de création littéraire.

Imacom, Maxime Picard

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Alexandre Faille
La Tribune

(SHERBROOKE) Après le triomphe de son partenaire de vie en 2014, c'est au tour de Sarah Rocheville, pour son premier roman Go West, Gloria, de remporter le Prix Alfred-DesRochers de l'Association des auteures et auteurs de l'Estrie remis dans le cadre du Salon du livre de l'Estrie.

L'auteure, qui est également professeure de littérature à l'Université de Sherbrooke, succède donc à son conjoint Étienne Beaulieu, lauréat du même prix l'an dernier pour son roman Trop de lumière pour Samuel Gaska.

« Étienne c'est un grand talent, d'ailleurs je suis tombée amoureuse de lui alors qu'on était étudiants, ça fait 15 ans qu'on est ensemble et qu'on se suit de près, mais nos romans sont tout à fait différents », note l'auteure.

En acceptant le prix, Sarah Rocheville n'a pas caché que la décision de publier le roman n'a pas été chose aisée, que l'éprouvante relation père-fille décrite dans son livre est très près de sa réalité et que les dommages collatéraux de sa sortie ont depuis été éprouvants.

« C'est une histoire très dure et aussitôt publiée, je l'ai regretté. Un prix comme ça vient me donner un baume, ça veut dire que ça dépasse ma propre histoire, que ça a touché d'autres gens et c'est un peu ça le but de la littérature », souligne-t-elle.

« Je me conçois moins comme une écrivaine. Je suis une musicienne à la base et je ne me considère pas une créatrice, mais plutôt une interprète du monde, poursuit-elle. J'écris comme une interprète, j'écris ce que je ressens ce que je vois. En fait, j'ai l'impression de n'avoir rien inventé. »

Récipiendaire jeunesse

Pour la première fois en 2015, l'AAAE, par l'entremise du prix Suzanne Pouliot et Antoine Sirois, couronnait un membre pour une oeuvre de littérature jeunesse. C'est Élisabeth Tremblay qui en est devenue la toute première lauréate pour son roman Tu vivras pour moi, qui raconte les liens tissés entre Alexandra, 14 ans et atteinte de leucémie, et Guillaume, un garçon en rechute d'un cancer des os. Une histoire pour laquelle l'auteure a puisé dans les moments de son propre quotidien.

« J'ai tellement eu de difficultés à le faire ce roman que c'est une belle récompense. C'est venu beaucoup me chercher parce que ça touche plusieurs personnes que j'ai côtoyées et que je côtoie toujours, ça met en lumière leur histoire en même temps », note-t-elle.

En plus des distinctions, les deux auteures recevront une bourse de 1000 $.

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