Penser à la quête

André Jacques... (Imacom, Jessica Garneau)

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André Jacques

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Denis Dufresne</p>
Denis Dufresne
La Tribune

Avec La bataille de Pavie, l'auteur sherbrookois André Jacques remet en scène le personnage d'Alexandre Jobin, antiquaire et enquêteur plongé dans ses drames intérieurs et catapulté, cette fois-ci, dans une aventure où s'entremêlent le monde du crime et de l'art.

Ce polar, son cinquième depuis 2000, propose un univers très fouillé, un récit haletant. Il séduit autant par la richesse de la trame narrative que par la finesse de la description des lieux et par l'attention qu'il porte à la psychologie des personnages.

Alexandre Jobin, ex-agent du renseignement de l'armée canadienne devenu antiquaire, a un sérieux penchant pour la bouteille et mène une vie un peu brouillonne. Il voit un jour son existence chamboulée par la visite, à sa boutique, d'un client qui lui propose de se rendre en Italie pour y faire expertiser des esquisses anciennes.

Une offre qu'il hésite à accepter jusqu'au jour où une ancienne maîtresse, emprisonnée à Joliette pour fraude et association de malfaiteurs, le supplie de retrouver sa fille, Pavie.

Or, il se trouve que Pavie est aussi sa fille à lui. En plus d'être une tueuse professionnelle installée à Palerme, capitale de la Mafia sicilienne. Et sa vie est menacée.

«C'est mon cinquième roman, toujours avec le même personnage central. Mais Alexandre demeure une personne secrète, ses états d'âme, on ne les connaît pas. Et dans ce roman, j'ai décidé de le fragiliser tant au niveau de sa santé qu'au niveau psychologique. Il a deux options: se laisser aller ou agir», explique l'auteur, professeur retraité en histoire de l'art et littérature.

Antiquités et psychologie

«J'aime l'idée d'une boutique d'antiquités. Il y a beaucoup d'objets anciens qui peuvent amener des coïncidences. De même, en créant un univers autour d'un personnage central, il y a toujours quelque chose qui survient et qui va l'entraîner à chercher quelque chose, quelqu'un», souligne l'écrivain.

La bataille de Pavie, qui, au fait, est le titre d'une tapisserie flamande du 16e siècle, nous transporte de Montréal à Nice, à Rome, à Palerme, puis à Marseille, où se déroule le récit rythmé et riche en action, tout en étant collé à la psychologie des protagonistes.

«Pavie, sa fille, s'est mise en danger. (...). Alexandre est très seul et toutes les femmes qui l'ont entouré dans sa vie sont décédées. Pavie finit par être le seul lien qui le rattache à sa vie; la retrouver lui donne une raison de vivre, c'est la bataille de sa vie», illustre André Jacques.

La bataille de Pavie illustre également le souci du détail de son auteur, qui a été jusqu'à se rendre sur les lieux où se déroule son polar : «J'ai été à Palerme et à Rome, tous les trajets des personnages, je les ai marchés, les lieux comme le Palais des Normands, le café et même l'hôtel où Alexandre va séjourner, j'y suis allé. Le fait d'être sur les lieux permet de créer une atmosphère, de donner de la profondeur, sans tomber dans le guide touristique. Les lecteurs de romans policiers sont exigeants, il faut que ce soit vraisemblable, c'est de la fiction, mais de la fiction vraisemblable. »

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La bataille de Pavie

André Jacques

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