Susan Léger s'éteint

Susan Léger était connue pour son positivisme, sa... (Archives, La Tribune)

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Susan Léger était connue pour son positivisme, sa bonne humeur et son sourire éclatant.

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(SHERBROOKE) Un énorme silence radio virtuel a secoué l'univers médiatique jeudi matin alors que l'animatrice et chroniqueuse culturelle Susan Léger s'est éteinte à l'âge de 45 ans. Entourée des siens, la première morning woman en Estrie a succombé à un cancer du col de l'utérus qu'elle combattait depuis 18 mois.

La voix chaleureuse et souriante de celle qui était devenue directrice adjointe à la programmation de Rythme FM 93,7 et du 107,7 Estrie ne résonnera plus sur les ondes estriennes, mais ses collègues n'ont pas tardé à lui rendre hommage en livrant comme elle l'aurait souhaité les émissions inscrites à l'horaire. « Je vous l'avoue, c'est une journée difficile, une journée de deuil pour le 107,7 Estrie. Je ferai ce qu'elle aurait voulu que je fasse, c'est-à-dire de la bonne radio. Susan Léger était une femme d'exception», a livré en substance l'animateur Martin Pelletier en ouverture de son émission Midi Actualité.

Collègue et amie, la journaliste Marie-France Martel n'avait que de bons mots pour celle qu'elle laissait partir à regret. « C'était une amie qui aimait beaucoup la vie, la musique, la bonne bouffe et une bonne coupe de vin », se remémore-t-elle.

D'ailleurs, sur son compte Twitter, sous l'image de sa bouille souriante, Mme Léger se décrivait avec les mots suivants : « J'aime les petits et grands moments de bonheur! »

« Elle aimait nous réunir pour jaser, potiner, danser. Je la connaissais sur deux fronts, dans la vie et au travail, et c'est ce qui est le plus difficile. Elle a été ma mentore quand je suis arrivée en Estrie. Elle m'a fait découvrir le métier. Elle avait un rire dans la voix, une façon d'animer qui m'a beaucoup inspirée. Elle m'a fait comprendre que l'auditeur veut qu'on soit de bonne humeur, présent et professionnel », rapporte Marie-France Martel.

Elle souligne d'ailleurs la grande combativité de son amie, qui refusait de se laisser abattre par la maladie. « Elle était très positive. Elle adorait la femme bionique. Elle voulait se battre et elle a gardé cette force jusqu'à la fin. »

Une femme respectée

Jocelyn Proulx, directeur des programmes pour Cogeco Diffusion, souligne le grand professionnalisme de Susan Léger. « Les artistes qu'elle avait en entrevue sortaient du studio et disaient qu'elle leur avait posé une question que personne d'autre n'avait posée. C'était non seulement une femme appréciée de tout le monde, mais elle était respectée. C'est une grande dame de la radio. Elle avait un don pour faire des entrevues. Elle était aussi extrêmement efficace dans son travail. Elle faisait sa propre mise en ondes et faisait du montage pendant les pauses. La radio, c'était sa vie. »

L'ancien propriétaire de la Maison du cinéma, Jacques Foisy, était aussi attristé hier, lui qui avait embauché Susan Léger il y a plus de 20 ans. « Je retiens sa bonne humeur constante, son sourire éclatant, son humanité. Ç'avait été une grosse perte quand elle m'avait quitté pour la radio. Je l'avais remarquée alors qu'elle travaillait à la radio communautaire. Elle avait beaucoup d'intérêt pour le cinéma et elle était toujours bien préparée pour ses entrevues. Pour moi, elle était une journaliste culturelle marquante en Estrie. Son travail a été précieux pour le monde des arts et de la culture. »

À preuve, certains artistes, dont Vincent Vallières et Fred Pellerin, ont tenu à lui témoigner leur soutien pendant son combat contre la maladie.

Sur Facebook, le décès de Susan Léger a provoqué une vague de commentaires. La page de l'animatrice s'est rapidement remplie de bons mots. « Il y aura toujours un peu, beaucoup de toi quand j'ouvrirai le micro », a écrit l'animatrice Isabelle David.

« Elle m'appelait " la femme de lettres ". Aujourd'hui, je suis analphabète», disait l'ex-journaliste de La Tribune Laura Martin.

« C'est une amie, une collègue, un modèle, mais surtout une grande soeur, une partie de moi, que je perds », témoignait la journaliste Josianne Lussier.

La famille accueillera parents et amis à la Coopérative funéraire de l'Estrie (505, rue Short, Sherbrooke) le samedi 17 octobre 2015 de 14 h à 17 h ainsi que le dimanche 18 octobre 2015 à compter de 13 h. Une cérémonie d'adieu suivra en la chapelle du même endroit à 16 h. l'inhumation suivra au Jardin naturel de la coopérative.

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