Au rayon des vins en épicerie

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(Sherbrooke) La réputation de « piquette » plane depuis longtemps et toujours sur les vins de dépanneurs et de supermarchés. Reste que le tiers des bouteilles du top 10 des vins les plus vendus au Québec sont en épicerie.

Vous dédaignez le vin d'épicerie et n'en achèteriez pas même si c'était la dernière bouteille sur terre? Pourtant peut-être l'avez-vous déjà fait sans même vous en rendre compte. Non pas parce qu'une bouteille orpheline a sauté dans votre panier quelque part entre le beurre et les cornichons, mais parce que certains vins d'épicerie sont également vendus en SAQ. C'est le cas des Revolution californiens et Wallaroo Trail australiens de ce monde (tous deux d'ailleurs vendus moins chers à la société d'État).

Ce qu'il faut savoir du vin vendu en épicerie (idem pour les dépanneurs) c'est qu'il arrive au Québec dans d'énormes conteneurs avant d'être embouteillé ici. La législation québécoise entourant l'affichage sur l'étiquette permet de nommer le pays producteur, mais oblige à passer sous silence l'appellation, le producteur, les cépages et le millésime. On n'est donc jamais trop au courant de ce qu'on boit. Idéal pour une dégustation-à-l'aveugle-dont-vous-ne-connaîtrez-jamais-le-fin-mot!

Les éternels positifs y voient un verre à moitié plein. Je parle des importateurs de vins en vrac qui bénéficient d'une grande liberté dans l'exécution de leur recette. Rien ne les empêche de mélanger les millésimes et les producteurs ou même de modifier l'assemblage des cépages XYZ en cours d'année pour XYA parce qu'il y a une aubaine sur le prix du A. Grosso modo, le goût du vin est sujet à changement sans préavis.

L'exception qui ne confirme pas la règle : huit appellations d'origine contrôlée (AOC) ont le droit de lever le voile sur ces informations en épicerie. Ici on sait au moins un peu plus de quoi notre verre se chauffe.

Il m'arrive d'acheter du vin à mon marché d'alimentation. Quand je suis prise au dépourvu alors que les SAQ sont fermées, je suis très heureuse de pouvoir m'en procurer. Reste que j'ai une petite dent contre le marketing ratoureux employé par certains vins d'épicerie. Ceux-là usent de jolis jeux de mots et de design familiers ressemblant à l'emballage, le nom et la terminologie des vins à succès en vente à la SAQ pour mieux trouver leur place dans le panier du consommateur.

Heureusement, tous n'entrent pas dans cette catégorie. J'ai confiance en la démarche éthique de François Chartier, sommelier qui propose la gamme de vins « Harmonie » en épicerie.

caroline.c.chagnon@gmail.com

Suggestion de la semaine

Espagne, L'épicé noir, Les Vins Harmonies (IGA, 17,99 $)

L'épicé noir, c'est le p'tit dernier de François Chartier, notre sommelier moléculaire national. Sa nouvelle cuvée est entièrement élaborée avec le grenache noir (ou garnacha en Espagnol), ce cépage qui donne des vins très aromatiques et riches en alcool. La cuvée provient de l'appellation Campo de Borja en Espagne. Évidemment, le vins possède des arômes d'épices et de fruits rouges, en plus de tanins souples qui le rendent très digeste avec une grillade marinée dans une sauce au sésame. Vous ne savez pas quoi cuisiner ce soir? Laissez l'étiquette vous inspirer! Disponible dans les magasins IGA.

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