Donner une voix aux chefs-d'oeuvre

Sur son plus récent album, intitulé Essence, Giorgia... (Imacom, Jessica Garneau)

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Sur son plus récent album, intitulé Essence, Giorgia Fumanti a réalisé un duo virtuel avec Pavarotti, en plus d'avoir ajouté des paroles et des vocalises à de grands classiques instrumentaux.

Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Avec Essence, son huitième album, Giorgia Fumanti a fait quelque chose d'inhabituel : elle a habillé de sa voix des oeuvres classiques composées pour instruments seulement. Ainsi, des vocalises et des paroles en français ou en italien ont été ajoutées sur les notes de Bach, Ravel, Tchaïkovski, Massenet... Des textes signés par la diva et sa complice Suzanne Mainguy.

« Nous avons choisi des chefs-d'oeuvre », précise la soprano italienne, qui vit dans la région de Montréal depuis une dizaine d'années. « Nous avons ajouté des mots pleins de significations pour moi et je les chante avec tout mon coeur. »

Sur cet opus, Giorgia Fumanti reprend également le Concerto pour une voix de Saint-Preux popularisé par Danielle Licari dans les années 1970. Et elle s'offre, en grande finale, un duo virtuel avec Luciano Pavarotti, avec qui elle avait planifié de chanter avant que la maladie emporte ce dernier.

« C'est le premier et le seul duo virtuel avec le grand Pavarotti. J'avais déjà chanté avec son complice José Carreras et, grâce à la technologie, je peux aujourd'hui chanter avec cette grande voix. »

Ce huitième album a été conçu pendant la deuxième grossesse de la chanteuse. « Je l'ai enregistré avec ma fille dans mon ventre, alors c'est certain qu'il a un sens très profond. Je chante avec la même voix que par le passé, mais cette voix grandit avec l'être humain », raconte la mère de famille, ajoutant que sa fille aînée a déjà, à 6 ans, pris quelque 170 avions afin de la suivre en tournée à travers le monde.

INTERNATIONALE

Inde, Corée, Japon, Taïwan, États-Unis, Afrique du Sud, Mexique, Hong Kong, Australie, Angleterre, Portugal, Grèce, Allemagne, Russie... Giorgia Fumanti a aussi chanté lors des Jeux olympiques de Beijing.

« Mon rêve était de chanter pour des millions de personnes et ça me touche beaucoup de voir le nombre de pays où j'ai eu la chance de chanter. »

Chaque public a sa personnalité. « Au Japon, les spectateurs sont très polis et n'expriment pas leurs émotions. En Italie, c'est comme être en famille. En Chine, ils sont très bruyants. Et j'aime le Québec, car il y a un grand respect pour les artistes », énumère-t-elle.

Née dans un village de Toscane, la jeune Giorgia était très timide et commença à chanter seulement à l'âge de 16 ans. Elle trouvera d'abord le courage de monter sur scène en groupe, entourée du choeur de l'église de sa paroisse.

« C'est certain que je n'ai pas choisi avec ma tête de devenir chanteuse. Je ne voulais pas être populaire, je voulais être missionnaire ou travailleuse sociale. J'étais proche de l'église à l'adolescence et j'ai entendu dire que la chorale cherchait des jeunes, alors je suis allée à l'audition. C'est là que j'ai découvert, avec une grande surprise, que j'avais un talent naturel », raconte celle qui a étudié en droit avant de suivre son coeur et de revenir à la scène.

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