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L'envers de moi bientôt dans les écoles

Liliane St-Arnaud... (Imacom, Jessica Garneau)

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Liliane St-Arnaud

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Karine Tremblay</p>
Karine Tremblay
La Tribune

(SHERBROOKE) Liliane St-Arnaud était devant une page blanche. Après avoir tissé des chorégraphies sur les thèmes de la surdité, du handicap, de la vieillesse et de la violence faite aux femmes, elle ne savait pas quelle avenue emprunter, elle n'avait pas de filon. Sa page restait blanche. C'est une amie comédienne qui lui a soufflé la suggestion : et si elle s'intéressait à l'image corporelle et aux troubles alimentaires? La chorégraphe a aimé l'idée d'emblée, mais c'est en creusant le sujet qu'elle a mesuré sa pertinence, son importance».

J'étais déjà sensible à cette problématique parce qu'elle est très présente dans le milieu de la danse. Ça touche beaucoup de jeunes, et ça les touche de plus en plus jeunes, parfois même alors qu'ils sont encore à l'école primaire. Quand on a lancé le projet, on a fait des ateliers dans des classes à Coaticook. Au début de ceux-ci, les élèves évoquaient le sujet en riant. De fil en aiguille, ils révélaient des choses, ils exprimaient des trucs beaucoup plus profonds. J'ai compris, alors, qu'il fallait en parler.»

Pendant deux ans, la directrice artistique de la compagnie de danse sherbrookoise Axile a fouillé cette obsession du corps parfait. Parce qu'elle voulait parler correctement et élégamment de la problématique, elle a travaillé de concert avec Arrimage Estrie pour créer le spectacle L'envers de moi. Une première mouture a été présentée l'année dernière. Il reste un dernier sprint avant d'amener la création devant le public adolescent.

«J'ai complété le premier volet du projet. Ce qu'il y a sur la table, c'est ma vision. Maintenant, avant d'arriver à une version finale, je veux recueillir le point de vue des jeunes, étant donné que c'est à eux que s'adresse la création.»

Les mouvements des jeunes

Forte d'une subvention de 35 000 $ reçue du FRIG (Fonds régional d'investissement jeunesse), Liliane St-Arnaud amorce la deuxième partie de son projet. Cet automne, elle ira à la rencontre d'élèves du secondaire à Sherbrooke et Coaticook. Elle leur donnera la parole et les invitera à créer leurs propres séquences de mouvements.

«Tout sera filmé. Une partie de ce qui sortira de ces ateliers sera intégrée au spectacle qu'on présentera en avril.»

Déjà, certaines écoles ont levé la main pour participer aux séances qui réuniront, en plus de la chorégraphe, une interprète et une intervenante d'Arrimage Estrie. Pas plus tard que mercredi, l'équipe des troubles alimentaires du CHUS a aussi manifesté son appui à Axile. Bref, L'envers de moi fait son chemin, l'intérêt est là. La chorégraphe s'en réjouit.

«Parce que c'est un projet qui me tient vraiment à coeur. Mon objectif, c'est d'en faire un outil de sensibilisation pour amener les jeunes à développer une image corporelle positive. Je pense que ça peut faire une petite différence. Le sujet n'est pas jojo, mais j'essaie de le traiter le plus en douceur possible, sans tomber dans les clichés. Par la danse, on peut aborder les choses sous un angle neuf, sous un angle autre. J'espère que les jeunes seront nombreux à voir le spectacle. J'espère qu'il y aura aussi des parents qui viendront.»

Avant les premières représentations printanières au Centre Québecor, il reste un peu d'argent à trouver pour la confection des costumes. La compagnie de danse lance donc une campagne de sociofinancement sur la plateforme Kickstarter. Elle espère recueillir la somme de 3000 $. La deuxième édition de l'activité-bénéfice Plein les pieds aura également lieu le 24 octobre au Centre des arts de la scène Jean-Besré. Pour plus d'infos : www.axile.ca

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