Incursion dans la vie des skaters

Jean-François Dupuis... (Imacom, René Marquis)

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Jean-François Dupuis

Imacom, René Marquis

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(SHERBROOKE) Les skaters n'ont pas toujours bonne réputation. Ils sont souvent marginalisés. Or, derrière l'image qu'ils projettent, il y a aussi cette grande solidarité qui existe au sein du groupe. C'est l'un des constats qu'a faits le photographe sherbrookois Jean-François Dupuis en pointant sa lentille sur les adeptes de ce sport, dont les clichés ont donné vie à l'exposition-bénéfice De vie et de bitume, qui sera présentée au Centre communautaire et culturel Françoise-Dunn.

L'exposition servira à amasser des fonds pour rénover les modules de l'école secondaire du Triolet, qui compte deux programmes d'études s'adressant aux maniaques de cette discipline. Le Triolet a lancé il y a cinq ans un programme d'études de planche à roulettes, s'adressant aux jeunes à risque de décrochage. Une concentration dans la même discipline a ensuite vu le jour.

Les photos de ceux qu'on appelle les skaters sont souvent des photos sportives, preuves tangibles des prouesses qui se concrétisent sur le terrain. Jean-François Dupuis n'a pas opté pour cet angle. « J'ai traité ça davantage comme du reportage », raconte le photographe, en donnant l'exemple d'un instant croqué où un jeune homme a cassé sa planche.

« Ce que j'ai vu de cette gang-là, c'est une fraternité », relate celui qui partage un studio sur Wellington Nord avec son confrère Denis Malouin.

Harmonie

Pour capter ces moments, Jean-François Dupuis s'est transformé en observateur à l'école Montcalm et au Goéland, deux écoles qui comptent des installations. « C'est une vision de ce que j'ai vu », décrit Jean-François Dupuis.

« Il n'est pas allé chercher des photos traditionnelles de skate. Il est allé chercher la cohabitation, l'amitié, le respect, la grâce qui existe. Ça reste un sport souvent dénigré, mais les valeurs qu'il y a là-dedans, c'est phénoménal. Ce sport a mauvaise réputation, mais il aurait beaucoup à montrer aux autres sports. L'exposition reflète cette espèce d'harmonie qu'on retrouve. Il est allé chercher la noblesse de ce sport », commente le commissaire de l'exposition, Clôde Beaupré, enseignant au Triolet et responsable du programme.

De vie et de bitume donnera en quelque sorte le coup d'envoi à une campagne de financement visant à amasser 70 000 $ pour revamper les rampes extérieures du Triolet.

Les installations servent aux élèves du Triolet, mais aussi à la communauté.

« Quand on parle des modules extérieurs, ça urge! C'est essentiel. » Ceux-ci avaient été restaurés, mais sont au bout de leur vie utile.

« Le prochain hiver va les achever! Ils sont en fer, ce qu'on ne fait plus, car maintenant, on les faits en béton. »

Lui-même un ancien adepte de la planche à roulettes, Clôde Beaupré croit que la pratique de ce sport a eu un impact positif dans la vie de plusieurs jeunes.

« Ça a porté ses fruits : on en a gardé à l'école », lance-t-il.

L'exposition a un double objectif, croit Clôde Beaupré : en plus d'amasser des fonds, elle pourrait faire découvrir l'autre visage de ce sport. Le vernissage aura lieu le 17 septembre.

isabelle.pion@latribune.qc.ca

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