Le Symposium d'art mural prend vie

Même si l'événement ne s'ouvre au public que demain, le 2e Symposium d'art... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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Gabrièle Roy
La Tribune

(SHERBROOKE) Même si l'événement ne s'ouvre au public que demain, le 2e Symposium d'art mural Sherbrooke a déjà commencé à prendre vie, un coup de pinceau à la fois. Jusqu'au dimanche 23 août, au Marché de la gare de Sherbrooke, dix nouvelles murales, destinées ultérieurement à l'arrondissement de Lennoxville, seront créées par des artistes venant des quatre coins de la planète. La thématique de cette année étant la communauté, le train de vie et le caractère de Lennoxville se reflètent déjà dans les oeuvres des muralistes.

Même si les participants en étaient seulement à leur première journée, le président du conseil de l'arrondissement de Lennoxville, David Price, reconnaissait facilement l'histoire, les personnages principaux et les endroits marquants dans chacune des murales.

«Celle-ci montre une grande page de l'histoire de Lennoxville et tous les résidents vont la reconnaitre», dit-il avec un grand sourire, en montrant du doigt une murale qui reflète l'ancien «Barber Shop». Elle sera installée sur l'immeuble où les hommes allaient traditionnellement se rendre plus beaux.

«C'est ma première fois au Canada et les premières discussions que j'ai eues avec les autres artistes reflètent drôlement la thématique de mon oeuvre», lance Marat Morik Danilyan, un artiste venu de Russie. «Nous sommes un groupe d'artistes qui apprennent à se connaitre, mais également à connaitre la façon que chacun pratique son art. C'est exactement ça, une communauté.»

«Dans les images de stéréotypes, nous avons ici un artiste de la Russie juste à côté d'un artiste venant des États-Unis», lance à la blague le président de MURIRS, Serge Malenfant. Il ajoute que ce Symposium se veut une vitrine, un temps de rencontre et de partage entre la population et les professionnels de l'art mural et urbain.

Une Sherbrookoise figure aussi parmi les dix artistes à l'oeuvre. Après de longs questionnements sur l'identité des gens de Lennoxville, Sandra Tremblay a découvert l'importance de l'agriculture, qu'elle considère maintenant comme la base de cette communauté. Sa murale touche aussi quelques aspects de l'enfance, le tout dans des couleurs très variées.

«C'est la première fois que je dois peindre une murale de cette taille, dit-elle. C'est un très beau défi et je pense que mes tableaux subséquents en seront influencés.»

La programmation du Symposium d'art mural Sherbrooke 2015 déborde d'activités de création de toutes sortes : sculpture, bodypainting, anamorphose, performances artistiques, exposition d'artistes et d'artisans locaux et régionaux, ainsi que jeux et ateliers de création pour toute la famille. Les visiteurs sont invités à voter pour leur murale «coup de coeur».

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