Élage Diouf au naturel

Élage Diouf réussit sur son dernier album, Melokáane,... (Photo fournie, Marianne Larochelle)

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Élage Diouf réussit sur son dernier album, Melokáane, à créer une musique universelle, où chacun peut se reconnaître à travers des mélodies riches et néanmoins accessibles. Son voeu de construire un univers musical authentique où la vie vibre aux sons de sa voix, des guitares et des percussions est exaucé.

Photo fournie, Marianne Larochelle

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Emanuelle Boutin-Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Élage Diouf présentera pour la première fois son nouvel album solo Melokáane à Sherbrooke, dans le cadre du Festival des traditions du monde. Il compte bien faire vibrer les festivaliers au rythme de ses nouvelles chansons influencées par des harmonies africaines très ancrées. Le Sénégalais d'origine offrira ainsi une prestation très dynamique au gré de ses nouvelles compositions mélangeant le wolof, le français, l'anglais, mais aussi l'arabe.

Melokáane sortira en magasin le 28 août, cinq ans après la parution de son dernier album. Pendant tout ce temps l'artiste a pris son temps pour bien faire les choses. «J'ai eu du temps pour écrire. J'ai aussi beaucoup écouté de musique pour m'en inspirer et ainsi prendre le temps d'exprimer toutes les nuances recherchées avec les mots et la musique. Depuis l'an passé que j'écris et que je compose», détaille Élage Diouf.

Le titre de son album donne le ton, comme une invitation à l'introspection, Melokáane étant un mot wolof qui veut dire «comme une identité, moi, le reflet du parcours d'une vie au moment présent. C'est se mettre à jour, bien comprendre l'image qu'ont les autres de soi, comprendre qui tu es réellement, ce que tu as accompli...», explique l'auteur-compositeur-interprète.

Les histoires racontées reprennent d'ailleurs ce thème. Par exemple, Tay livre l'histoire d'un ouvrier qui travaille et qui décide d'aller s'amuser après une dure semaine. «Chaque chanson revient toujours vers la simplicité. On oublie parfois qu'on a tout notre bagage quand on regarde devant soi, l'objectif de cet album était de revenir au naturel, de se rapprocher du noir et du blanc», a dit le chanteur en tentant de traduire son cheminement créatif.

Une dernière journée

Dans Just One Day, Élage Diouf retrace les réflexions d'une personne qui serait confrontée à ne vivre plus qu'une seule journée. «Qu'est ce que l'on dirait, qu'est ce que l'on ferait? C'est un hommage à l'avant, l'après et le maintenant.»

Ensemble, ses chansons évoquent l'immigration, l'espoir ainsi que différentes réalités de la vie quotidienne. «Ce sont des histoires de gens de partout. Je viens de terminer de beaucoup voyager, et ces chansons sont le reflet du bagage que j'ai rapporté de mes explorations, des vies que j'ai vues, de la pauvreté et de la richesse. Chacune des pièces de mon album est un écho à la simplicité de la vie quotidienne», résume-t-il.

La résonnance de ces nombreuses vies rapportées en une douzaine de chansons est perceptible bien que la majeure partie des paroles soient chantées en d'autres langues que l'anglais et le français. C'est ce qui fait d'ailleurs la beauté de la musique de l'artiste. «Je veux quand même que les mélodies parlent. Je veux que les gens aient une idée de ce que je dis, qu'ils le ressentent par les mélodies», exprime-t-il.

Ces mélodies, le public sherbrookois aura la chance de les entendre alors que la soirée Afrique éclatée du FTMS battra son plein. «C'est le bon moment, l'album sera disponible sur place, le public est bon à Sherbrooke, je sens que dès les premières notes, les gens seront prêts à fêter et à danser. Ça va me faire du bien», termine l'artiste enjoué à l'idée de rejoindre la capitale estrienne vendredi.

Vous voulez y aller?

Élage Diouf

Vendredi 14 août, 22 h

Site du Festival des traditions du monde

Entrée: 5 $

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