Entrevue authentique avec Adam Karch

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Adam Karch

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Entre le premier album d'Adam Karch, Crossroad Diaries, et son deuxième, Cotton Fields, dix années se sont écoulées. Une décennie au cours de laquelle le musicien d'origine montréalaise s'est profondément remis en question... et a trouvé les réponses qu'il cherchait, pour mieux revenir avec sa guitare et la grande maîtrise qu'il en a.

Depuis l'an dernier, un troisième album, Blueprints, conquiert les ouïes par la façon dont Adam y réinvente des classiques de manière inattendue. Vous l'avez manqué au Festival de blues de Victoriaville jeudi soir? Tout n'est pas perdu : Adam est au Cabaret Eastman demain soir, pour l'Eastman en blues 2015, qui s'amorçait hier et qui recevra aussi Bad Boyz Boogie, Offenbach et Steve Hill dans les prochains jours.

Pourquoi fut-ce si long de revenir à la musique?

Je n'ai pas arrêté de jouer durant cette période, mais disons que je passais sous le radar. Beaucoup de monde avait mis des espoirs dans ma carrière, mais ça n'a pas marché selon les attentes. J'ai perdu mon gérant et ma compagnie de disques. La chute a même été assez rapide. Je me suis retrouvé un peu dans le noir, sans direction ni motivation.

Et que s'est-il passé pour que tu décides de revenir?

À force d'entendre les gens réagir à ma musique, je me suis rendu compte qu'avec mon talent [Adam avait seulement 18 ans quand Jeff Healey l'a recruté comme guitariste pour une tournée en Allemagne], je devais arrêter de ne rien faire, me prendre en main et cesser de faire pitié. De seulement changer sa façon de penser, c'est suffisant pour attirer des choses. Soudainement, j'ai recommencé à avoir des appels de gérants.

Quelle a été ta principale prise de conscience?

Surtout que je voulais jouer seul, de façon acoustique. Certains ont besoin d'être entourés, mais moi, j'ai besoin de gérer les choses moi-même, entre autres pour la liberté que ça apporte. Dans mes spectacles, je n'ai souvent aucune feuille de route. Je peux changer le programme, improviser à ma guise ou selon ce que le public veut entendre. C'est ça qui me stimule! Je ne pourrais pas faire ça au sein d'un groupe. Il y a aussi l'intimité du solo. Et j'ai envie de continuer à prendre les chansons d'autres artistes connus et à les refaire à ma façon. Je préfère ça à l'écriture de mes propres chansons.

Ce que tu as d'ailleurs fait sur Blueprints! Tu es allé chercher les « empreintes » de blues dans des chansons où celles-ci passaient inaperçues... Dont Staying Alive...

Le commentaire que j'entends le plus à propos de Stayin' Alive, c'est : « C'est la première fois que je comprends les mots! » Honnêtement, je ne pensais pas qu'elle sortirait comme ça. Il me manquait une seule pièce pour compléter l'album. J'ai entendu Stayin' Alive à la radio, j'ai pris ma guitare en fa, je me suis mis à chercher un tempo, ce qui n'était pas facile, mais au bout de 20 minutes, je l'avais.

Sur ton précédent album, tu signes une chanson en français, Comme un loup. As-tu envie de recommencer?

Peut-être, mais c'est difficile pour moi. J'ai même de la misère à écrire en anglais (rires)! Mais j'ai grandi dans une famille bilingue (mon père était francophone, même s'il est d'origine allemande, et ma mère est anglophone). Je suis né à Montréal, mais j'ai surtout passé mon enfance sur une ferme à L'Acadie. C'est d'ailleurs ce qu'exprimait la chanson Comme un loup. Même si la ville me permet de combler mon désir d'être musicien, je reste un gars de la campagne.

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