Messagère de la musique

Marcia Griffiths... (Photo fournie)

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Marcia Griffiths

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Emanuelle Boutin Gilbert
La Tribune

(SHERBROOKE) Marcia Griffiths, c'est un lien direct avec la musique de Bob Marley. La chanteuse jamaïcaine, qui mène également une brillante carrière solo, a été pendant plusieurs années choriste du père du reggae. Considérée elle-même par plusieurs comme la «reine du reggae», la chanteuse établie aujourd'hui en Floride s'amène donc ce soir avec un spectacle mettant à l'honneur les grandes chansons de ce mouvement musical, soulignant du même coup ses 50 ans de carrière.

«Je ne crois pas que je sois déjà venue dans votre coin. Je sais que je me suis rendue près de chez vous, mais c'est tout. Je suis toujours sur la route, à voyager. J'ai fait tellement d'endroits différents, c'est difficile de me rappeler de tout», commence-t-elle. «Je suis heureuse de venir vous rendre visite, même si je n'aime pas voyager en avion. Je suis heureuse de voir différents endroits, je suis heureuse que la musique me transporte loin», résumait la chanteuse au téléphone, alors qu'elle revenait tout juste de Californie.

Présente sur la scène musicale internationale depuis le milieu des années 1960, Marcia Griffiths, bien qu'elle soit moins connue au Québec, possède l'une des voix féminines du reggae parmi les plus acclamées à travers le monde.

Découverte à l'âge de quinze ans alors qu'elle chantait dans une fête d'amis, elle fut remarquée par Phillip «Boasie» James, qui l'aurait entendue au moment où il se rendait chez sa copine du moment. Par la suite, la Jamaïcaine a intégré la très populaire formation de Byron Lee & The Dragonaires. À partir de ce moment, sa carrière a décollé à grande vitesse et ne ralentirait jamais plus.

Son premier album solo, Marcia Griffiths at Studio One, sort peu de temps après. La chanteuse forme à la même époque un duo avec Bob Andy, jusqu'en 1974, année où elle se retrouve au sein du trio I-Threes. Elle brillera alors aux côtés de Rita Marley et Judy Mowatt. La vie faisant bien les choses, Bob Marley, à cette époque, était à la recherche de voix pour l'accompagner sur scène. Marcia Griffiths entamera un périple qui marquera sa vie et sa façon d'envisager la musique.

La musique pour réconforter

«Bob Marley a changé du tout au tout ma vision de la musique. Il m'a appris que la musique était profonde, il m'a fait réaliser qu'il s'agit d'un moyen de réconforter mes frères et mes soeurs, que c'est une façon de partager la vérité, la réalité. C'est un moyen de communiquer une façon de vivre, un message», dépeint-elle.

Du célèbre album Natty Dread (paru en 1974) jusqu'au décès de Bob Marley en 1981, Marcia Griffiths fut de tous les succès du chanteur mythique de reggae. Sans jamais mettre de côté sa carrière solo, la reine de reggae enregistra deux albums entre les tournées et les enregistrements des albums de Bob Marley.

Après la mort du chanteur charismatique, Marcia sortit le titre qui lui valut le plus de reconnaissance, Electric Slide. Parmi tous ses projets, elle retrouva également son collègue d'antan, Bob Andy, pour enregistrer deux autres albums en plus de ceux qu'elle produisit de son côté. D'ailleurs, la diva du rythme jamaïcain est toujours dans les studios... quand elle n'est pas ailleurs dans le monde, en train de présenter son spectacle.

Vous voulez y aller?

Marcia Griffiths Hommage à Bob Marley

Première partie : Inus Aso

Ce soir, 21h

Théâtre Granada

Entrée : 30$

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