Voyages variés selon Martin Helmchen

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Martin Helmchen

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Malgré ses 33 ans, il a encore les traits d'un jeune prodige. Martin Helmchen fut effectivement, dans sa prime jeunesse, un phénomène du piano, qui a remporté le Concours international Clara Haskill à 19 ans, puis le Concours international Kissinger Klavierolymp à 21 ans, avant de faire ses débuts à la Philharmonique de Vienne à 24 ans. Mais même s'il a aujourd'hui une brillante carrière de soliste et de concertiste (il a fait ses débuts au New York Philharmonic en décembre), le pianiste allemand prise particulièrement la musique de chambre.

C'est d'ailleurs de Marlboro, dans le Vermont, où se déroule un des plus importants festivals de musique de chambre américains, que nous l'avons joint par téléphone. «Ce que j'aime de ce festival, c'est que l'accent est vraiment mis sur les répétitions. C'est très précieux - et rare - pour un musicien.»

«Je ne dirais pas que je préfère la musique de chambre (le répertoire solo et concertant pour piano est incomparable), mais c'est la moins stressante et celle qui me réjouit le plus. Probablement parce qu'elle atteint le plus haut degré d'intimité musicale, mais aussi parce que c'est la façon la plus naturelle de faire de la musique, c'est-à-dire de partager et de recevoir l'apport des autres musiciens.»

Martin Helmchen a tout de même très hâte de donner son tout premier concert dans l'est du Canada demain, au Festival Orford. «Louis Lortie est d'ailleurs un de mes bons amis à Berlin, et mon musicien canadien préféré», mentionne-t-il.

Opposer les variations

Pour son passage chez nous, Martin Helmchen a choisi un programme constitué uniquement de variations. Au coeur du récital se trouvent les célèbres Variations «Diabelli» de Beethoven.

«Si j'avais pu, je n'aurais joué que les Diabelli dans mon récital. C'est une des plus importantes pièces du répertoire, elle est presque inévitable dans la vie d'un pianiste... et l'explorer peut justement nécessiter toute une vie! Mais comme il faut une première partie aux concerts, je me suis tourné vers d'autres séries de variations. J'ai essayé de les coupler ou de les compléter.»

Le verbe «opposer» serait même plus approprié dans le contexte. «Les Variations sur un thème de Hüttenbrenner de Schubert sont totalement inconnues, par rapport à la notoriété des Diabelli. Les Variations «Abegg» font partie de l'opus 1 de Schumann, alors que les Diabelli sont l'opus 120, soit la dernière oeuvre majeure de Beethoven pour piano. Finalement, les Variations de Webern sont les plus courtes (sept minutes), à côté des soixante minutes des Diabelli.»

«Mais le plus important, c'est que ces quatre pièces se rencontrent magnifiquement, parce qu'elles sont tellement différentes les unes des autres. Lorsque l'on consacre un récital à une seule forme, on souhaite le plus de contrastes possible. Ce que j'aime des variations, c'est probablement le sentiment de rencontrer de nouvelles idées musicales à toutes les deux minutes. Chacune requiert un jeu, un esprit, une perception, un caractère différents, mais toutes sont sous la même voûte. C'est comme un seul et même grand voyage.»

Vous voulez y aller?

L'événement Helmchen

Demain, 20 h

Centre d'arts Orford

Entrée : 42 $

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